L’Iran responsable du tir par erreur contre l’école iranienne

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Avant d’accuser les États-Unis ou Israël du meurtre d’écolières iraniennes.

Le rôle d’un journaliste n’est pas de relayer les rumeurs, mais de rechercher la vérité.

Abraham C.

Parmi les gros titres d’hier figurent des récits de frappes occidentales d’une précision chirurgicale ayant éliminé le ministre iranien de la Défense, le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique, la belle-fille du Guide suprême Ali Khamenei, ainsi que d’autres hauts responsables.

Mais le titre qui a fait frissonner les consciences – et jubiler les procureurs autoproclamés de l’Occident – concerne une prétendue frappe américaine contre une école primaire de filles à Minab.
Certes, dans toute guerre, l’erreur est possible. L’école en question se situerait à proximité d’une base du Corps des gardiens. Une bombe peut dévier. Un renseignement peut être imparfait. La guerre n’est pas un exercice académique.
Mais après des décennies de mises en scène savamment orchestrées par le Hezbollah et de processions dignes de « Pallywood », où des enfants du Hamas prétendument morts se relèvent dès que les caméras occidentales s’éteignent, la prudence devrait être la première vertu des rédactions.
Les accusations proviennent de l’Agence de presse de la République islamique et de Tasnim. Faut-il vraiment rappeler qu’il s’agit d’organes liés à un régime dont la survie dépend de la manipulation permanente de la narration ? Comme l’a observé Dodge Billingsley, expert mondial de la guerre de Tchétchénie, les rebelles tchétchènes accompagnaient systématiquement leurs attaques d’un caméraman ; si celui-ci tombait, la mission était parfois annulée. L’image primait sur la cible. La guerre moderne est autant une bataille de pixels qu’une bataille de positions.
Dans sa dérive criminelle, le régime islamiste des Mollahs frappe une fois de plus, en visant sciemment des civils israéliens.
Si une bombe américaine ou israélienne a tué des écolières iraniennes, ce serait une tragédie effroyable. Mais ce serait une erreur. Une faute opérationnelle, non une stratégie.
D’autant plus qu’un démenti a été apporté : selon les informations disponibles, il s’agirait en réalité d’un missile iranien qui serait tombé sur cette école, et non de la version initialement avancée.
un tir accidentel d’un missile des Gardiens de la révolution islamique.
Le rôle d’un journaliste n’est pas de servir de mégaphone aux proclamations d’un régime autoritaire, mais d’établir les faits. La précipitation avec laquelle certains médias relayèrent les 500 morts supposés à l’Hôpital arabe Al-Ahli à Gaza demeure un exemple cuisant : la vérité, plus nuancée, mit des jours à émerger, tandis que l’indignation mondiale s’était déjà enflammée.
Et voici la cerise sur le gâteau : les clowns antisémites sur les reseaux arabes et LFI se sont empressés d’accuser Israël d’avoir bombardé cette école – reprenant sans vergogne la propagande des ayatollahs – tout en restant muets quand les Gardes de la Révolution ont abattu plus de 40 000 Iraniens en dix jours. À peine savaient-ils que l’école se trouvait à 50 mètres d’une base des Gardes, mais cela n’a pas empêché le cirque médiatique de tourner.
il est préoccupant de voir de nombreux médias français et occidentaux relayer, sans vérification rigoureuse ni mise en perspective critique, des dépêches issues d’agences iraniennes, contribuant ainsi à diffuser des récits biaisés au détriment d’une information exigeante, équilibrée et responsable.
Comparons maintenant. Si une frappe occidentale a touché des civils, il s’agirait d’un accident tragique. En revanche, le massacre délibéré de quelque 40 000 manifestants par le Corps des gardiens et les paramilitaires Bassidj ne relevait ni de la confusion ni de la méprise. Les balles tirées dans les rues iraniennes n’ont pas dévié par inadvertance. Les passages à tabac dans les hôpitaux n’étaient pas des bavures. Le ciblage d’un hôtel touristique à Dubaï ne fut pas non plus le fruit d’un missile égaré.
La tentation est grande, pour les journalistes, de dramatiser l’instant et de céder à l’émotion. Pourtant, leur responsabilité est inverse : tempérer, vérifier, contextualiser. L’indignation sélective est la forme la plus paresseuse du commentaire politique.
La vérité est brutale mais limpide : le Moyen-Orient et le monde seront plus sûrs lorsque le régime de la Iran ne pourra plus exporter ni milices, ni missiles, ni mensonges. Entre l’erreur tragique d’une démocratie en guerre et la brutalité méthodique d’une théocratie terroriste, il existe une différence morale fondamentale. La refuser, c’est choisir l’aveuglement.

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