Liban : Au moins neuf personnes tuées dans l’effondrement d’un immeuble

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Dans le nord du Liban, la ville de Tripoli est une nouvelle fois endeuillée par l’écroulement d’un immeuble. Alors qu’une catastrophe similaire avait eu lieu fin janvier, au moins neuf personnes sont mortes dimanche dans un nouvel effondrement. Le bilan humain n’est malheureusement que provisoire, les recherches se poursuivant dans les décombres. Six personnes secourues ont été conduites à l’hôpital

Le drame s’est produit dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh, où les forces de sécurité ont évacué les immeubles voisins par précaution, a indiqué l’Agence nationale d’information (ANI). A Tripoli, de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.

Tripoli « ville sinistrée »

Le bâtiment, ancien, comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’effondrement, a précisé le chef de la Défense civile, Imad Khreish.

Le président libanais Joseph Aoun a demandé la mobilisation de tous les services d’urgence pour fournir notamment « un abri aux résidents de l’immeuble ainsi qu’à ceux des bâtiments voisins qui ont été évacués », a indiqué son bureau.

L’alerte d’Amnesty International

« Nous déclarons Tripoli ville sinistrée » en raison de l’insécurité de ses bâtiments, a pour sa part annoncé le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh. Le Premier ministre Nawaf Salam a, lui, dénoncé une « catastrophe », qu’il a attribuée à « de longues années de négligence accumulée ».

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Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d’immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation. En 2024, l’organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que « des milliers de personnes » vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d’un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie. Elle précisait que la crise économique persistante privait « les habitants des moyens de financer des réparations ou un autre logement ».

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