L’Homme du Jour. Ciblé par Rima Hassan, le maire de Paris Centre, Ariel Weil, né en Israël, répond dans Challenges.

Vues:

Date:

Le maire du secteur Paris Centre, Ariel Weil, était l’invité de David Revault d’Allonnes ce mercredi à 7h45 dans le 6-9 d’Ilana Ferhadian sur Radio J. Il est revenu sur l’actualité politique et la mort de Quentin à Lyon imputée à la Jeune garde.« La Jeune garde, les antifascistes ont surtout quelque chose de très fasciste dans leur comportement. Je ne vois pas beaucoup de différences entre ces fascistes qui veulent cogner et tuer et les fascistes qui prétendent attaquer. Il n’y a rien d’antifasciste quand on va casser et tuer. La violence verbale entretenue par LFI depuis des mois, peut-être des années, débouche forcément sur une violence physique. C’est une règle de la politique », a-t-il affirmé.« Jean-Luc Mélenchon a fait allégeance à la Jeune garde. Il est venu à leur mouvement d’été, il a choisi parmi ses colistiers des membres de la Jeune garde, dont son fondateur. Il y a une violence verbale et physique dans ce camp. »

LE PLUS. REVUE CHALLENGES. « Ciblé par l’eurodéputée LFI Rima Hassan sur les réseaux sociaux, le maire de Paris Centre lui répond dans une interview à Challenges. Soutien d’Emmanuel Grégoire, il assure qu’aucune alliance ne verra le jour entre le Parti socialiste et LFI à Paris.

Il s’est décidé à répondre. Une semaine après avoir été pris pour cible par l’eurodéputée LFI Rima Hassan sur les réseaux sociaux, le maire socialiste de Paris Centre Ariel Weil, soutien d’Emmanuel Grégoire, candidat PS à la mairie de Paris, sonne la charge contre La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon qui « fait aujourd’hui partie des alliés objectifs de l’islamisme politique ». Et dénonce les attaques de la parlementaire européenne, championne de la cause palestinienne, dont « l’essentialisme est typique des processus fascistes et racistes utilisés par LFI ».

A Paris, malgré un scrutin qui s’annonce serré, l’élu assure qu’aucune alliance ne verra le jour avec la candidate mélenchoniste Sophia Chikirou entre les deux tours de l’élection.

Challenges – En invitant plusieurs personnalités issues de la gauche à l’inauguration à Paris du parvis Shimon Peres ce mercredi 18 février, quel message souhaitez-vous faire passer ?

Ariel Weil – D’abord, Shimon Peres vient compléter une topographie parisienne de grands dirigeants, tous hommes de paix et fondateurs de l’État d’Israël. Je pense à David Ben Gourion, à Yitzhak Rabin, ou encore à Theodor Herzl, le fondateur du sionisme politique. Il s’agit d’inscrire cette inauguration dans la continuité des liens anciens entre Paris et Israël. La présence de figures comme Bertrand Delanoë ou Anne Hidalgo, mais aussi François Hollande, Bernard Cazeneuve ou Jérôme Guedj témoigne de ce lien à un moment critique. Depuis les attaques du 7-Octobre, on observe des mécanismes d’inversion idéologique, notamment à l’extrême gauche, qui consistent à retourner les valeurs : présenter le sionisme comme une idéologie coloniale ou suprémaciste. Or le sionisme est d’abord un mouvement d’autodétermination, né au moment de la fin des grands empires. Le plan de partage de l’ONU en 1947 prévoyait deux États. Le reste appartient à l’histoire ».

PAGE WIKIPEDIA.

Ariel Edmond Nicolas Weil, né le à Jérusalem (Israël) est un économiste et homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il est élu maire du 4e arrondissement de Paris en 2017. L’incendie de Notre-Dame de Paris a lieu pendant son mandat, le .

En 2020, il devient maire du secteur Paris Centre (comprenant les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements).

Biographie

Jeunesse et études

Né en 1973[1], Ariel Weil est le fils d’un pédopsychiatre et d’une psychologue[2], tous deux enfants de rescapés de la Shoah. Ses grands-parents tenaient un restaurant rue Vieille-du-Temple, désormais emplacement de la brasserie dénommée Les Philosophes[3].

Il grandit à Paris où il étudie au lycée Henri-IV. Après un baccalauréat scientifique, une année d’études Hypokhâgne et de Khâgne B/L suivi d’un master auprès de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE) de 1993 à 1996, il effectue un master à l’Institut d’études politiques de Paris de 1995 à 1997[4] et une licence de lettres modernes / licence de littérature anglaise et américaine à l’Université Paris Diderot, puis un Master in Business Administration (MBA) de la Harvard Business School de 2001 à 2003.

Carrière professionnelle.

Il commence sa carrière comme adjoint de l’attaché culturel de l’ambassade de France aux États-Unis de 1997 à 1998.

De 1999 à 2001, il est consultant senior en stratégie d’entreprises auprès de Booz Allen Hamilton[5], cabinet de conseil en management américain.

De 2003 à 2004, il est consultant en développement auprès de la Banque Mondiale et de l’ONG de développement TechnoServe organisation partenaires de l’USAID Agence des États-Unis pour le Développement international.

En , il entre au siège new-yorkais de l’agence de notation Moody’s Investors Service (en)[4]. Il deviendra en 2008, Senior Vice President de l’agence de notation financière Moody’s France[5], chargé du partenariat analytique avec Euler Hermes pour le développement de services de notation des PME et ETI européennes[6].

Carrière politique.

Il est assistant parlementaire du sénateur PS Henri Weber en 1999[5] et entre au Parti socialiste en 2012[2].

En 2012, il cofonde Bouger les lignes (anciennement appelé Ligne 15), un club de réflexion fondé par de jeunes professionnels issus à parité du secteur public et du secteur privé[7].

En 2014, il est élu au conseil municipal du 4e arrondissement de Paris, délégué à l’architecture, à l’urbanisme, à l’innovation, au numérique, à la recherche et à l’enseignement supérieur, puis, à partir de 2017, délégué au commerce, à l’artisanat et à l’emploi[8].

Le , il est élu maire du 4e arrondissement. Il succède alors à Christophe Girard, devenu adjoint à la maire de Paris[9],[10]. Le , il est élu maire du secteur Paris Centre regroupant les quatre premiers arrondissements de Paris. Il est le premier titulaire de cette fonction[11]. Il est aussi Conseiller de Paris et Conseiller métropolitain du Grand Paris.

Il est reconnu maire favorable au développement du vélo[12] et en faveur d’une régulation des trottinettes[13].

En tant que maire du 4e arrondissement, il est investi dans les mesures à prendre après l’incendie de Notre-Dame de Paris, notamment en raison de la pollution au plomb[14].

En tant que maire du secteur de Paris Centre, il est très impliqué dans la transformation de la place du Louvre[15] et plus largement dans le rééquilibrage de l’espace public au profit des piétons[16].

Proche de l’ex-premier ministre Bernard Cazeneuve, il appelle, après les élections législatives de 2024, à la reconstruction d’une gauche « progressiste, européenne, républicaine, écologiste, laïque, fraternelle, féministe et universelle »[17] et est opposé à une alliance du Parti socialiste avec la France Insoumise[18].

En 2024, inquiet de la montée de l’antisémitisme et dénonçant une ambiguïté d’une partie de la gauche sur la question[19], dans une tribune collective, il appelle le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, à réagir[20]. Dans le contexte de la dénonciation croissante du génocide à Gaza, il fonde en avril 2025, avec d’autres membres du PS, le Cercle socialiste des ami·e·s d’Israël. Pour sa fondation, ils signent un texte dans lequel ils évoquent le « drame vécu par les Gazaouis » et évoquent les « mesures absolument uniques qu’Israël met en place pour limiter les pertes civiles et alléger la souffrance des populations »[21], ce qui suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img