FRANCE ISRAËL. Mercredi dernier sur I24news le politologue Emmanuel Navon interprétait ainsi l’arrêt du commerce militaire avec Paris :
« Cette décision nous rappelle que nous ne sommes plus dans les années 1960, lorsque la France avait rétabli sa stature internationale grâce au Général de Gaulle, alors qu’Israël était un tout petit pays, faible et menacé.
Aujourd’hui, Israël est une grande puissance […] tandis que la France sous Emmanuel Macron a dégradé sa position internationale et a perdu toute crédibilité. »
Et d’ajouter, cinglant : « La France, comme d’autres pays européens tels que l’Espagne, sont devenus des causes perdues. »
Pas une rupture, un « rapport de force ».
Une présentation qui traduit l’état d’esprit du gouvernement israélien. Celui-ci ne s’embarrasse plus de plaire à la France.
Thomas Vescovi: « A défaut de plaire, Israël a fait du rapport de force le cœur de sa stratégie diplomatique. « C’est pourquoi je ne parlerais pas de rupture avec la France, Israël engage plutôt un rapport de force. Netanyahou est dans le rapport de force permanent, même avec ses alliés ».
Dans le journal Le Monde, l’historien et ancien ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi, va même plus loin : « Le gouvernement israélien n’a pas de diplomatie. C’est une illusion. Son seul mantra est l’insulte et le coup de poing. »
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