Le Qatar et l’Arabie saoudite, victimes d’attaques iraniennes dans le cadre du conflit avec Israël et les États-Unis, ont annoncé la fermeture temporaire de leurs installations de gaz et de pétrole. Cette décision a provoqué une onde de choc et une flambée des prix à travers toute l’Europe.
Ma’ariv – Anna Barsky
Les infrastructures énergétiques : cibles directes de l’Iran
Les complexes énergétiques du Golfe font désormais partie intégrante du « panier de cibles » de l’Iran.
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Arabie saoudite : Un site pétrolier a été frappé à Ras Tanura.
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Qatar : L’installation gazière de Ras Laffan a été touchée.
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Koweït : Des rapports font état de coupures d’électricité massives liées aux tensions ou à des attaques directes.
Les décisions du géant saoudien Aramco et de QatarEnergy de suspendre leurs activités répondent à deux impératifs :
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Technique : L’arrêt des installations permet une réhabilitation plus rapide après les frappes.
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Géopolitique : En cessant ses exportations, le Qatar exerce une pression directe sur l’Europe, notamment sur le Royaume-Uni et l’Allemagne, qui dépendent massivement du gaz qatari.
Focus sur le Qatar : le marché du GNL paralysé
QatarEnergy a officialisé l’arrêt temporaire de la production de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) après des attaques de drones sur les sites de Ras Laffan et de la zone industrielle de Mesaieed.
Présentée comme une « mesure de précaution » pour garantir la sécurité du personnel et éviter des dommages secondaires aux systèmes de liquéfaction et de stockage, cette décision a des conséquences immédiates :
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Marchés mondiaux : Ras Laffan est l’un des plus grands centres d’exportation de GNL au monde. Sa fermeture raréfie l’offre mondiale.
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Flambée des prix : Depuis l’annonce, les prix du gaz en Europe ont bondi de 50%.
Le gaz comme levier d’influence
L’importance vitale de cette ressource pour le Qatar souligne à quel point l’influence internationale de Doha repose sur son industrie gazière. En cette période de vulnérabilité énergétique pour l’Europe, Doha dispose d’un levier d’influence politique majeur sur les positions occidentales face à l’Iran.
La rupture diplomatique entre Doha et Téhéran
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, a confirmé que le Qatar avait intercepté des attaques iraniennes visant des infrastructures civiles, y compris l’aéroport international de Doha.
« Ces actions visent à déstabiliser l’ordre civil et économique et ne peuvent rester sans réponse », a-t-il déclaré.
Il a également précisé qu’il n’existe actuellement aucun contact diplomatique direct entre Doha et Téhéran.
Selon le Dr Ariel Admoni (JISS), cette escalade marquée par le ciblage des infrastructures énergétiques s’accompagne d’un durcissement sans précédent du ton des officiels qataris, qui accusent désormais ouvertement l’Iran de tentatives de destruction sur leur propre sol.
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