Les israéliens en désaccord avec Donald Trump, qui s’est attaqué à la science dès sa prise de fonction.

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Depuis le début de son deuxième mandat, le président américain s’en prend à des thématiques spécifiques comme les sciences climatiques, les vaccins, l’infectiologie. En Israël les TRES nombreux soutiens de Donald Trump ne comprennent pas son acharnement contre la science.

Depuis l’arrivée du milliardaire républicain à la Maison Blanche pour son second mandat, la recherche académique est régulièrement dans son collimateur.

Donald Trump s’est attaqué à la science dès sa prise de fonction. Le 21 janvier, à peine investi, il a signé de nombreux décrets pour retirer les Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’accord de Paris, une décision en conformité avec son climatoscepticisme notoire. Depuis, le président n’a cessé d’enfoncer le clou, comme l’ont détaillé le New York Times ou encore le site américain Stat.

Dans le domaine de la santé, l’administration Trump a brutalement coupé, en mars, 250 millions de dollars de crédits du National Institute of Health (NIH), l’agence américaine chargée de la recherche médicale. 

Les conséquences de ces décisions risquent d’être désastreuses au niveau national mais également dans le monde entier, « parce que les Etats-Unis ont joué un rôle de plateforme internationale pour la recherche ». Les réductions affecteront de nombreuses bases de données couvrant des thèmes variés, allant « de la santé jusqu’à la biologie fondamentale », a-t-il prévenu.

Du côté des sciences climatiques, les attaques se sont notamment concentrées sur la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Cette structure-clé dans l’observation et la connaissance du réchauffement climatique assure le suivi de l’océan et des écosystèmes marins et se trouve au cœur des alertes tsunami, entre autres. Donald Trump compte réduire son budget de plus de 1,6 milliard de dollars par rapport à l’année précédente. Mais des centaines de scientifiques et d’experts ont déjà été licenciés. Dans ce mouvement, le président américain a ainsi congédié les auteurs d’un rapport crucial sur le climat. Ce texte fait pourtant partie des outils essentiels pour les législateurs, les entreprises et les gouvernements dans la planification de mesures de résilience climatique. 

Ces premières mesures visant le climat ont déjà des conséquences directes : les données provenant des ballons météorologiques, des sondes flottant dans l’air qui mesurent notamment la température, la vitesse du vent et l’humidité, « ont diminué d’environ 10% », a rapporté mi-avril Florence Rabier, directrice générale du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

Donald Trump s’est également attaqué à l’USDA, l’agence fédérale chargée de l’agriculture, lui interdisant notamment de poursuivre des travaux sur le réchauffement climatique. Il a aussi visé la National Science Foundation (NSF), la Fondation nationale pour la science, que la revue scientifique Nature présente comme « l’un des plus grands bailleurs de la recherche fondamentale au monde ».

« On sape ici la production de connaissance, alors que la recherche américaine joue un rôle de leader », avait déclaré à franceinfo la climatologue française Valérie Masson-Delmotte en lançant l’initiative « Stand up for science » (« Défendons la science »). « L’impact sur les générations futures, sur la biodiversité et la santé de la planète va se révéler catastrophique. Les dégâts causés en si peu de temps seront beaucoup plus longs à réparer », a estimé l’Académie des sciences française, dès janvier, condamnant l’« obscurantisme »qui gagne les Etats-Unis.

La Nasa n’est pas épargnée. Le budget prévisionnel présenté par l’exécutif américain prévoit une réduction d’environ 24% du budget de l’agence spatiale américaine. Les départements les plus touchés sont les programmes dédiés aux sciences de l’espace et de la Terre, dont certains programmes de surveillance satellitaire servant à l’étude du changement climatique.

Mais les branches environnementales de la Nasa ne sont pas les seules touchées. Le programme Artemis, qui vise l’installation d’une base lunaire, est frappé de plein fouet par les changements majeurs, avec l’abandon progressif de la fusée SLS et de la capsule Orion alors qu’elles étaient développées pour lui. La Lunar Gateway, future station placée en orbite de la Lune, développée par la Nasa et plusieurs autres agences spatiales internationales, devrait être abandonnée. En résumé, le satellite naturel de la Terre ne fait plus partie des priorités : c’est maintenant la planète rouge qui arrive en tête. Donald Trump a même déclaré lors de son discours d’investiture qu’il souhaitait lancer « des astronautes américains pour planter la bannière étoilée[le drapeau américain]sur la planète Mars ». Cet objectif est également cher à Elon Musk, le patron de SpaceX, qui entend faire de l’Homme la première espèce interplanétaire et vise en premier lieu la cousine de la Terre. »

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