Les familles d’otages israéliens ont organisé jeudi une manifestation maritime exceptionnelle, partant de la marina d’Ashkelon en direction des côtes de Gaza. Cette navigation de deux heures visait à sensibiliser l’opinion publique à la veille d’une réunion du cabinet de sécurité israélien.
Au plus près des côtes gazaouies, les familles ont crié vers leurs proches retenus captifs, espérant que leurs messages leur parviennent et leur donnent de l’espoir. Plusieurs embarcations ont participé à cette action symbolique, au cours de laquelle les manifestants ont lancé l’appel de détresse « Mayday » et jeté 50 bouées de sauvetage jaunes à la mer, représentant les 50 otages toujours retenus par les terroristes dans la bande de Gaza.
Parmi les participantes, Liron Ovlander, cousine de Rom Braslavsky, a partagé ses sentiments avec les médias. « Nous faisons tout notre possible pour maintenir les otages dans les consciences, et s’il y a la moindre chance que Rom nous entende, j’espère que cela réussira à le renforcer », a-t-elle déclaré, faisant référence à une récente vidéo difficile de son cousin.
« Nous avons vu dans cette vidéo à quel point il a besoin de ces forces. J’ai toujours dit qu’il était fort et optimiste, mais ils l’ont brisé », a-t-elle ajouté avec émotion. « J’étais certaine qu’après presque deux ans, Rom rentrerait déjà à la maison pour commencer sa reconstruction, et nous aussi. »
Les familles ont tenu à préciser leur position : « La politique ne nous intéresse pas, une seule chose compte : que les otages rentrent à la maison et que nous puissions tous nous rétablir. Nous voulons les ramener tous, sans sélection. »

Dans leur déclaration officielle, les familles ont exprimé leur inquiétude face à l’évolution du conflit : « Nous naviguons vers la frontière maritime avec Gaza pour crier notre détresse pour nos proches détenus par une organisation terroriste meurtrière. Maintenant, les déclarations sur la conquête de la bande de Gaza et l’extension des combats les mettent en danger de mort et de disparition immédiate. »
Elles ont lancé un appel pressant aux dirigeants : « D’ici, face à nos proches retenus en enfer, nous appelons le Premier ministre, le ministre Dermer, le chef d’état-major : c’est le moment d’un leadership courageux. Continuer le sabotage, tergiverser et retarder le retour de nos bien-aimés sera des pleurs pour les générations futures. Ne sacrifiez pas nos bien-aimés sur l’autel d’une guerre éternelle. »
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