L’ambassadeur des États-Unis en Belgique a vivement critiqué le procès en cours contre trois mohalim à Anvers, qualifiant la procédure d’« antisémite et ridicule ». Il a exigé que la circoncision rituelle soit légalement autorisée et a directement interpellé le ministre belge de la Santé pour qu’il agisse immédiatement afin de protéger la liberté de religion.
Kol réga’ – Yanki Farber
L’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, a lancé une attaque virulente contre la procédure judiciaire menée à Anvers à l’encontre de trois mohalim (circonciseurs rituels) orthodoxes, poursuivis pour avoir exercé sans certificat officiel des autorités.
Le procès concerne trois mohalim qui avaient été arrêtés puis libérés en mai 2024, à la suite d’une plainte déposée au motif qu’ils pratiquaient des circoncisions sans accréditation d’État. Leurs instruments rituels avaient été confisqués et il leur avait été interdit de poursuivre leurs activités en attendant le verdict.
« Une persécution ridicule »
Sur le réseau social X, l’ambassadeur White a écrit que « l’antisémitisme est inacceptable sous toutes ses formes et doit être déraciné de notre société », appelant la Belgique à « faire un bien meilleur travail sur ce sujet ». Il a ensuite qualifié la procédure judiciaire de « poursuite ridicule et antisémite contre trois figures religieuses juives à Anvers », soulignant qu’il s’agit de membres de la communauté perpétuant une tradition plusieurs fois millénaire.
L’ambassadeur s’est adressé directement au ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, exigeant l’établissement d’une disposition légale permettant aux mohalim juifs d’exercer leur fonction en toute légalité. Selon lui, « cela se fait dans tous les pays civilisés », ajoutant que la Belgique doit garantir la liberté de culte des familles juives du pays.
Tensions diplomatiques
Dans une autre publication, White s’en est pris personnellement au ministre, affirmant que lors de leur première rencontre, ce dernier aurait refusé de lui serrer la main ou de poser en photo avec lui. Il a rappelé la contribution des États-Unis à la libération de la Belgique lors des guerres mondiales et a appelé à une action immédiate pour mettre fin à la procédure. L’ambassadeur a annoncé son intention de se rendre à Anvers la semaine prochaine pour rencontrer les mohalim et leurs familles.
L’affaire a provoqué un vif émoi parmi les habitants d’Anvers, ravivant les souvenirs de luttes passées en Europe autour de la question de la circoncision, souvent contestée au nom de « l’intérêt supérieur du mineur », mais perçue par la communauté comme une atteinte à la liberté religieuse.
Toutefois, à la demande des dirigeants de la communauté et sur les conseils de leurs avocats, la communauté juive ne lance pas pour l’instant de campagne publique contre le plaignant. L’objectif est de clore cette saga sans dommages inutiles et de permettre la continuité de la tradition d’Israël de génération en génération.
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