Les États-Unis rejettent la demande de cessez-le-feu de l’Iran
Les États-Unis ont refusé de cesser les combats pendant que Téhéran élabore sa réponse à la proposition américaine. L’Iran a demandé un délai de quelques jours et une trêve temporaire, mais Washington a insisté sur le maintien de la pression militaire. Le président Donald Trump a accordé une prolongation limitée dans le cadre de l’ultimatum, tandis que les contacts se poursuivent sans cessez-le-feu.
par Danny Zaken
Selon une source diplomatique régionale proche des relations entre les États-Unis et l’Iran, Washington a rejeté la demande iranienne d’un cessez-le-feu total avant même que Téhéran n’ait répondu officiellement à la proposition américaine. D’après cette source, l’Iran a sollicité un délai de cinq à sept jours afin de parvenir à une position commune au sein du régime et a exigé l’arrêt des combats pendant cette période.
Le président Donald Trump a rejeté la demande de cessez-le-feu à ce stade, mais a accordé plusieurs jours supplémentaires dans le cadre de l’ultimatum américain, qui est fixé à 10 jours, pendant lesquels l’Iran est tenu de répondre à la proposition.
Le refus américain s’explique clairement par le fait que les combats ne doivent pas cesser sans un engagement préalable de l’Iran sur des conditions essentielles. Selon des sources diplomatiques, Israël et les États du Golfe œuvrent en étroite coordination avec Washington pour empêcher un cessez-le-feu prématuré qui ne comprendrait pas de tels engagements, notamment le démantèlement des composantes clés du programme nucléaire, le placement des matières enrichies sous contrôle international et l’imposition de restrictions importantes sur le système de missiles.
L’inquiétude grandit dans les pays du Golfe. Attentat à la bombe à Dubaï. Photo : EPA
En outre, les exigences comprennent l’engagement de l’Iran à cesser toute activité hostile menée par des groupes armés régionaux, ainsi qu’à garantir la liberté de navigation dans les voies maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz. Du point de vue des États de la région, il s’agit de conditions préalables visant à assurer que tout accord futur prenne en compte l’ensemble des menaces, et non une simple trêve temporaire.
Dans les pays du Golfe et en Israël, l’inquiétude grandit quant au fait qu’un cessez-le-feu sans conditions permettrait à l’Iran de gagner du temps, de stabiliser sa situation intérieure et de reconstruire ses capacités militaires et économiques, tout en tentant d’améliorer sa position en vue de nouveaux contacts. Selon les estimations, un tel scénario permettrait à Téhéran de préserver une part importante de son infrastructure existante, tant dans le domaine nucléaire que dans celui des missiles, sans s’engager à la démanteler.
Cette position est bien accueillie au sein de l’administration américaine, qui souhaite maintenir la pression sur l’Iran jusqu’à réception d’une réponse claire au document de position présenté à Téhéran. Parallèlement, Washington attend une décision de Téhéran après que le régime a formellement rejeté la proposition, sans toutefois rompre définitivement le dialogue, laissant ainsi la porte ouverte à de nouvelles négociations dans les prochains jours.
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