Mobilisé dès les premières heures après les frappes, Moshé Weitzman, secouriste volontaire au sein de United Hatzalah, décrit une intervention d’une intensité exceptionnelle dans le sud d’Israël. Présent à Dimona puis à Arad, il raconte la rapidité de déploiement des équipes face à l’ampleur de la situation. « Il n’y a pratiquement aucun endroit en Israël sans nos volontaires », souligne-t-il, rappelant que plus de 8 000 secouristes sont répartis sur l’ensemble du territoire.
À Dimona, où un missile s’est abattu, les équipes ont dû faire face à un nombre élevé de victimes. « Plus de 50 blessés ont été pris en charge », explique-t-il, précisant que des renforts ont rapidement afflué depuis Beersheva et d’autres localités voisines. Quelques heures plus tard, une nouvelle alerte les conduit à Arad, où les secours interviennent à nouveau. « Nous avons traité huit blessés graves et plus de 70 blessés de moindre gravité », témoigne-t-il.
Au-delà des blessures physiques, le secouriste insiste sur l’impact psychologique. « Pendant des heures, des personnes en état de choc avaient besoin d’aide », explique-t-il, évoquant également ces civils qui ont attendu avant de se faire soigner, préférant laisser la priorité aux cas les plus graves.
Pour Moshé Weitzman, un élément est déterminant : le respect des consignes de sécurité. « Tous ceux qui ont suivi les directives ont été sauvés », affirme-t-il avec force. Même en l’absence d’abri, certains ont trouvé refuge dans des cages d’escalier, limitant ainsi les conséquences des explosions.
« Ces consignes sont écrites dans le sang », insiste-t-il, rappelant leur importance vitale. Malgré la fatigue et la pression, les équipes de United Hatzalah restent en alerte permanente, prêtes à intervenir « à tout instant », que ce soit pour des attaques ou des urgences du quotidien.
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