Le Venezuela aujourd’hui, l’Iran demain?

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Le Venezuela aujourd’hui, l’Iran demain ?

Suite à l’opération spectaculaire menée au Venezuela, les États-Unis font peser une nouvelle menace sur l’Iran. Les sanctions et la pression croissante pourraient contraindre les ayatollahs à revoir leur politique régionale. L’Iran pourrait ainsi voir sa sphère d’influence au Moyen-Orient se réduire.

par Yoav Limor

Samedi, les médias du monde entier se sont concentrés sur la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro et sur la question de savoir si cela marquait la fin proche de près de trois décennies de règne dictatorial dans ce pays riche en ressources naturelles, pillé par ses dirigeants.

L’administration Trump a justifié l’intervention militaire au Venezuela en invoquant l’implication présumée de Maduro dans le trafic de drogue aux États-Unis. Plusieurs commentateurs ont remis en question la légitimité juridique de l’opération, et notamment ses véritables motivations. Outre la volonté de régler ses comptes avec un ennemi acharné qui, de toute évidence, n’a pas hésité à s’impliquer dans le trafic de stupéfiants, l’administration Trump semble avoir un intérêt économique évident à prendre le contrôle des vastes réserves pétrolières du Venezuela.

Il est trop tôt pour savoir si les Américains parviendront à infléchir le cours de l’histoire vénézuélienne. L’histoire regorge de tentatives similaires de changement de régime orchestrées par les États-Unis, la plupart ayant échoué. Trump est convaincu que cette fois-ci sera différente, mais la réalité est tout autre. Les peuples opprimés abhorrent leurs oppresseurs, mais leur fierté nationale les pousse souvent à s’en prendre aux puissances étrangères qui tentent de dicter leur destin.

Venezuela, Iran et le lien stratégique

L’attention portée au Venezuela est pertinente pour une autre raison, bien plus importante pour Israël: l’Iran. Les deux pays sont considérés comme alliés depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez, prédécesseur de Maduro.
Ce dernier a rompu les relations diplomatiques du Venezuela avec Israël en 2009, suite à l’opération Plomb durci à Gaza.
L’Iran suit sans aucun doute de près l’évolution de la situation en Amérique du Sud, non seulement par souci pour un allié proche, mais surtout par crainte d’être la prochaine cible.

נשיא ונצואלה לשעבר צ'אבס עם נשיא איראן לשעבר אחמדינג'אד. « » , GettyImagesL’ancien président vénézuélien Hugo Chávez en compagnie de l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Photo : Getty Images

Cette possibilité a été évoquée par le sénateur Lindsey Graham, qui a déclaré que s’il était à la place du guide suprême iranien, il se précipiterait prier dans une mosquée. Difficile de savoir s’il s’agissait de paroles en l’air ou d’une allusion délibérée.
Il est également difficile de résister à la tentation d’établir des parallèles entre les deux pays, malgré leurs nombreuses différences. Tous deux sont gouvernés par des régimes répressifs et largement détestés.
Tous deux sont extrêmement riches en ressources naturelles, mais pauvres dans les faits en raison de la mauvaise gestion de leurs dirigeants.
Et dans les deux cas, les dirigeants se sont retrouvés en conflit direct avec Trump et même pris pour cible par l’armée américaine.

Pour l’instant, rien n’indique que Washington envisage de frapper Téhéran. Malgré les espoirs exprimés en Israël, rien ne laisse présager un effondrement imminent du régime iranien.
Le Printemps arabe et les révolutions qui ont suivi, notamment celle de l’année dernière en Syrie, ont démontré la difficulté de prévoir les soulèvements populaires. Toutefois, les indicateurs en provenance d’Iran, désormais scrutés de près par les services de renseignement du monde entier, suggèrent qu’à ce stade, le régime des ayatollahs conserve le pouvoir.

Ces derniers jours, de nombreux articles en provenance d’Israël ont laissé entendre que si le gouvernement de Téhéran était acculé, il pourrait attaquer Israël afin de rallier l’opinion publique iranienne à sa cause.
L’armée israélienne et les services de sécurité israéliens doivent se préparer à une telle éventualité, même si la probabilité est faible.

Si vous avez besoin d'aide, .Des manifestants en Iran sont assis face à des motos appartenant à la milice Basij.

Les préoccupations sécuritaires devraient ressurgir de diverses sources dans les prochains jours. Le retour du Premier ministre Benjamin Netanyahu, suite à sa rencontre fructueuse avec Trump, permettra, d’ici quelques jours, de clarifier la situation sur les deux principaux fronts.
À Gaza, les Américains cherchent à passer à la phase II, bien que le corps de l’otage Ran Gvili n’ait pas encore été rapatrié en Israël.
Au Liban, Tsahal se prépare depuis longtemps à intensifier les combats, l’armée libanaise n’ayant pas respecté l’échéance fixée pour le désarmement du Hezbollah, organisation terroriste chiite libanaise, et son éloignement du sud du Liban.

JForum.fr avec ILH

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