L’armée iranienne accuse Israël et annonce ses prochaines mesures contre les manifestations.
L’armée iranienne laisse entendre qu’elle pourrait se joindre aux efforts visant à réprimer les manifestations. Dans un communiqué, elle a déclaré agir « sous le commandement du Guide suprême », ajoutant qu’outre la surveillance des « mouvements ennemis dans la région », elle prendrait des mesures pour sauvegarder les « intérêts nationaux et les biens publics ».
L’armée iranienne a indiqué qu’elle pourrait se joindre aux efforts visant à réprimer la vague de manifestations qui déferle sur l’Iran, tout en accusant Israël d’orchestrer les troubles depuis l’étranger.
Dans un communiqué publié samedi, l’armée a déclaré qu’elle opérait « sous le commandement du Guide suprême » et a souligné qu’en plus de surveiller « les mouvements ennemis dans la région », elle agirait pour protéger « les intérêts nationaux et les biens publics ».
Le communiqué affirmait que « l’ennemi, dont les mains sont tachées du sang des enfants de cette nation lors de la guerre des douze jours, prétend faussement soutenir le peuple iranien et tente de mettre en œuvre un autre complot ». En Iran, la référence à « l’ennemi » est largement comprise comme une allusion à Israël.
Dans le même temps, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a lancé un avertissement sans équivoque, déclarant que la sauvegarde des acquis de la révolution islamique et de la sécurité du pays constituait une « ligne rouge ». Ce message laissait clairement entendre que les autorités pourraient intensifier la répression en réponse au vaste mouvement de protestation.
Manifestations en Iran. Photo : AP
Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré vendredi que les manifestants étaient un « groupe terroriste urbain » et a affirmé que « ces événements sont orchestrés depuis l’étranger ». Évoquant ce qu’il a qualifié de « guerre de douze jours », Larijani a déclaré : « Après le début de l’opération militaire, l’ennemi a tenté de faire descendre la population dans la rue, mais sans succès. Trump a annoncé qu’en cas de crise sociale, ils attaqueraient ; cette fois-ci, la tactique de l’ennemi a donc consisté à tenter de briser l’unité nationale. »
Les autorités iraniennes ont annoncé l’arrestation de 100 personnes décrites comme des « émeutiers armés » dans la ville de Baharestan, près de Téhéran.
Parallèlement, le prince héritier iranien en exil, Reza Pahlavi, qui vit aux États-Unis, a lancé samedi un deuxième appel à manifester, exhortant les Iraniens à poursuivre leurs efforts et à reprendre le contrôle des centres-villes.
« Je vous demande à tous aujourd’hui et demain, samedi et dimanche [10 et 11 janvier], dès 18 heures, de descendre dans la rue avec des drapeaux, des images et des symboles nationaux et de vous approprier l’espace public. Notre objectif n’est plus seulement de manifester dans la rue ; il s’agit de nous préparer à occuper le centre des villes et à le contrôler. »
« 217 morts » : Un médecin dénonce des atrocités en Iran
Les manifestations contre le régime iranien dirigé par les ayatollahs se sont intensifiées jeudi soir et, selon des témoignages, la répression a été meurtrière. Un médecin basé à Téhéran a affirmé que les six hôpitaux recensés à eux seuls ont enregistré au moins 217 décès parmi les manifestants, la plupart dus à des tirs à balles réelles.
Si ces chiffres sont confirmés, ils indiqueraient le type de répression violente que craignaient les organisations internationales, notamment après la quasi-coupure des services internet et téléphoniques dans tout le pays par le régime à partir de jeudi soir. Une telle mesure pourrait mettre Téhéran en conflit direct avec le président américain Donald Trump, qui avait averti auparavant que le régime « paierait un lourd tribut » s’il recourait à la violence contre les manifestants.
Selon le médecin, les autorités ont commencé à évacuer les corps des hôpitaux dès vendredi. La plupart des victimes étaient, semble-t-il, des jeunes. Des militants ont également rapporté que des tirs de mitrailleuses ont visé des manifestants devant un commissariat du nord de Téhéran, faisant au moins 30 morts sur le coup.
Les organisations de défense des droits humains font toutefois état de chiffres inférieurs. L’agence de presse américaine Human Rights Activist News Agency, qui ne comptabilise que les victimes identifiées par leur nom, a indiqué qu’au moins 63 personnes avaient été tuées depuis le début des manifestations, dont 49 civils. Cet écart pourrait s’expliquer par des différences dans les méthodes de comptabilisation.
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