Dans une interview spéciale et exclusive, le rabbin de la police, le rav Rami Berachyahu (notre photo), relate les moments de clôture avec le retour du sergent-chef Ran Guevili (que D’ venge son sang) pour son enterrement en Israël. Il partage les décisions difficiles qu’il a dû prendre et révèle les noms des éminents rabbanimns avec lesquels il consultait pour obtenir un appui sur les sentences requises.
JDN – Israel Zeev Leventhal
Le rav Rami Berachyahu, qui officie en tant que rabbin de la police israélienne, confie lors d’un entretien exclusif avec JDN les sentiments de joie et de douleur qui se mêlent au moment de la localisation du corps de Ran Guevili. « Je me souviens encore des premiers instants de la guerre ; il nous a fallu du temps pour comprendre que nous avions 58 morts et deux otages, dont l’un était Ran Guevili. Aujourd’hui, nous fermons la boucle et enterrons le dernier des martyrs de la « Guerre de la Renaissance » de la police d’Israël. »
Des décisions halakhiques d’une complexité historique
Nous avons demandé au rabbin Berachyahu de s’exprimer sur les décisions de loi juive (Halakha) prises durant la guerre. Il a décrit la complexité des recherches de corps et de restes humains parmi des centaines de sacs au camp de Shura. Il a souligné le sacrifice des policiers qui ont combattu avec de simples pistolets face à des terroristes lourdement armés. « Nos policiers savaient qu’ils ne sortiraient pas vivants de cet événement. Ils ont donné leur vie pour sauver le plus grand nombre possible de Juifs et de citoyens », raconte le rabbin.
Sur les décisions difficiles qu’il a dû trancher, il confie que les questions portées à sa connaissance « sont des questions qui n’ont pas été posées depuis deux mille ans, un tel événement n’avait jamais eu lieu ».
La consultation des grands sages
Il explique qu’il consultait systématiquement les autorités rabbiniques suprêmes pour les décisions complexes, citant notamment :
Le rabbin ajoute : « Au-delà de cela, l’aumônerie de la police était en contact avec chaque rabbin de communauté avec lequel les familles demandaient que nous discutions. »
En conclusion de cet entretien spécial, le rabbin ajoute : « Il était clair pour nous que de telles questions ne pouvaient reposer sur les seules épaules d’un rabbin ou d’un autre. C’est pourquoi, pour ces questions ardues, nous avons consulté les « Grands d’Israël » (Guedolé Israel) et avons agi à la lumière de leurs décisions. »
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