Face à la reprise des tirs depuis le Sud-Liban vers Israël, le président Joseph Aoun met en garde contre l’entraînement du pays dans une guerre régionale et s’attaque aux responsables des lancements.
Ma’ariv – Eli Leon
Un tournant politique majeur : l’interdiction du Hezbollah
Dans un contexte d’escalade régionale sévère, le Liban vit un séisme politique. Le Premier ministre libanais a officiellement annoncé cet après-midi l’interdiction de toute activité militaire du Hezbollah dans le pays, suite aux tirs de roquettes effectués cette nuit vers Israël.
Cette décision fait suite à une déclaration dramatique du président libanais, le général Joseph Aoun, citée par l’agence nationale (NNA). Il a affirmé que l’État ne tolérerait plus d’être transformé en « arène de confrontation » ou en plateforme pour des « guerres de soutien » téléguidées par des intérêts étrangers (faisant référence à l’Iran).
Menaces d’une opération israélienne de grande envergure
La chaîne Al-Hadath a cité une source sécuritaire israélienne affirmant que l’opération au Liban sera massive et pourrait inclure une invasion terrestre.
-
Coordination internationale : La source précise qu’Israël agit en coordination avec les États-Unis.
-
Aucune immunité : « Aucun politicien ou militaire du Hezbollah, ni même ses partisans, n’est à l’abri », a souligné la source, ajoutant que « le Hezbollah a choisi de détruire le Liban, pas Israël ».
Réactions de la classe politique libanaise
Le rejet du Hezbollah semble faire l’unanimité au sein des autorités officielles :
-
Le Ministre de la Justice : Il a appelé à l’arrestation immédiate des responsables des tirs vers Israël.
-
Saad Hariri (ex-Premier ministre) : Il a qualifié les actions du Hezbollah d’« irresponsables », accusant l’organisation de sacrifier la vie des citoyens libanais dans une guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Il a insisté : « La décision de la paix et de la guerre appartient exclusivement au gouvernement libanais. »
-
Nawaf Salam (Premier ministre) : Il a décrit les tirs comme un « acte suspect et irresponsable ».
Conséquences humanitaires et avertissements de Tsahal
L’impact des frappes israéliennes de riposte est immédiat. Des dizaines de milliers de civils fuient vers le nord du pays (notre photo). Le porte-parole de Tsahal en langue arabe, le colonel Avichay Adraee, a réitéré son avertissement sur le réseau X :
« Les frappes de Tsahal se poursuivent. Pour votre sécurité et celle de vos familles, ne retournez pas chez vous. »
Le cri du cœur du Président Joseph Aoun
Le président Aoun a rappelé que le peuple libanais tente encore de panser les plaies des conflits précédents et qu’il n’acceptera pas une nouvelle destruction.
« L’utilisation continue du Liban comme plateforme pour des guerres par procuration qui ne nous concernent pas expose à nouveau notre patrie à des dangers dont les responsables devront assumer les conséquences. L’État ne permettra pas que cela se répète. »
La source de cet article se trouve sur ce site

