Le général de réserve Doron Almog, président de l’Agence juive, a été contraint d’annuler un déplacement prévu en Afrique du Sud par crainte qu’un mandat d’arrêt soit émis contre lui, a rapporté dimanche la radio publique israélienne Kan Reshet Bet.
Cette décision survient dans un contexte particulièrement tendu entre Israël et Pretoria. L’Afrique du Sud figure parmi les pays les plus hostiles à l’État hébreu et a porté plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice de La Haye, l’accusant de « crimes de guerre et génocide » dans la bande de Gaza.
Face à ces risques juridiques, une évaluation sécuritaire a été menée avant le voyage d’Almog. Les autorités ont finalement décidé d’annuler la visite, redoutant que des groupes anti-israéliens tentent d’obtenir un mandat d’arrêt international. Ce n’est pas la première fois qu’Almog fait face à de telles menaces : il y a quelques années, un mandat d’arrêt avait déjà été émis contre lui en Grande-Bretagne, l’obligeant à repartir d’urgence sans quitter l’avion.
La situation d’Almog revêt une dimension particulièrement tragique. Il est apparenté à Hen Goldstein-Almog et ses enfants Agam, Gal et Tal, enlevés à Gaza le 7 octobre et libérés lors du premier échange de prisonniers en novembre 2023. Deux autres membres de sa famille ont été tués lors de l’attaque du kibboutz Kfar Aza.
Parallèlement, le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Eden Bar-Tal, a réaffirmé la détermination d’Israël face à la montée de l’antisémitisme mondial : « Nous ne dirons pas aux Israéliens d’éviter certains endroits à cause d’actes antisémites. Nous ne leur donnerons pas cette victoire. »
I24NEWS.
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L’Afrique du sud et la France, maintenant dans la main pour isoler Israel.
L’Afrique du sud et la France, main dans la main pour isoler Israel. Plus clair ainsi.