Le centre d’Israël frappé par de nombreux tirs
Le centre d’Israël a de nouveau été secoué samedi par des tirs venus d’Iran, dans une séquence qui illustre à la fois la précision limitée de certaines frappes et leur pouvoir de désorganisation. En l’espace de quelques heures, deux vagues de missiles ont visé la région de Tel-Aviv et ses environs, touchant des zones urbaines denses et provoquant d’importants dégâts matériels à Ramat Gan, Bnei Brak, Petah Tikva et Tel-Aviv. À Jérusalem-Est, deux bâtiments ont également été détruits. Aucun mort n’a été signalé dans l’immédiat, mais plusieurs blessés légers ont été pris en charge par les secours. Cette nouvelle attaque confirme surtout une tendance lourde de ces derniers jours : malgré l’efficacité revendiquée des interceptions, l’Iran conserve une capacité à frapper le cœur urbain israélien et à entretenir un climat de tension permanent.
La première salve a été lancée peu avant midi. Des impacts directs ont été recensés sur des immeubles résidentiels à Ramat Gan, Bnei Brak et Petah Tikva. À Tel-Aviv, un parking et une école ont été touchés, tandis que des dégâts ont aussi été signalés à proximité de la Kirya, centre névralgique militaire israélien. Trois heures plus tard, une seconde frappe a visé la même région, aggravant encore le bilan matériel. À Ramat Gan, plusieurs voitures ont pris feu et des habitations ont été endommagées. À Petah Tikva, un bâtiment a été détruit. À Givatayim, d’autres incendies de véhicules ont été signalés. Au total, plus d’une dizaine de points d’impact ont été recensés, ce qui donne la mesure de la dispersion de l’attaque et de la difficulté, pour les autorités, à sécuriser simultanément autant de sites.
Les secours ont fait état de plusieurs blessés légers, touchés notamment par des éclats de verre, des effets de souffle ou l’inhalation de fumée. Parmi eux figurait aussi un secouriste intervenu sur l’un des sites. Des victimes ont été évacuées vers les hôpitaux Ichilov, à Tel-Aviv, et Mayanei Hayeshua, à Bnei Brak. Sur le terrain, pompiers, unités du Commandement du Front intérieur et équipes de déminage ont été déployés pour rechercher d’éventuelles personnes coincées sous les décombres, couper les sources d’énergie et sécuriser les zones frappées. Le contraste est frappant : d’un côté, les autorités mettent en avant l’absence de victimes graves ; de l’autre, les habitants se retrouvent face à des immeubles éventrés, des véhicules calcinés et des quartiers brutalement paralysés.
Sur place, les témoignages traduisent ce mélange de sidération et d’épuisement. Des riverains racontent une explosion massive, des immeubles qui tremblent, des vies basculant en quelques secondes. La maire de Ramat Gan, Carmel Shama HaCohen, a confirmé l’ampleur des dégâts tout en soulignant que la mobilisation municipale était immédiate pour accompagner les habitants. Mais derrière cette réponse d’urgence, un fait demeure : ces frappes répétées installent une insécurité durable dans le quotidien israélien. Depuis la fin mars, plusieurs barrages iraniens ont déjà touché le centre du pays, parfois avec des sous-munitions ou des fragments dispersés sur de larges zones urbaines. La répétition des attaques, même lorsqu’elles causent relativement peu de victimes, use les nerfs, perturbe les services et entretient une pression psychologique constante.
Cette nouvelle journée de frappes montre donc moins une rupture qu’un approfondissement du conflit. Les systèmes de défense limitent une partie des dégâts, mais ils ne suppriment ni la vulnérabilité des centres urbains ni la capacité de nuisance de Téhéran. À mesure que les tirs se répètent, la question n’est plus seulement celle de l’interception, mais celle de la durée : combien de temps un pays peut-il absorber ce type de pression sans voir s’installer une fatigue collective plus profonde ?
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