Dans un communiqué, le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte dénoncent le fait que la police israélienne ait empêché le patriarche Pizzaballa et le custode Lelpo d’entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem ce dimanche matin pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux. «Une première depuis des siècles: une mesure grave et injustifiée, une atteinte aux principes de liberté de culte».

Le cardinal Pizzaballa et le père Lelpo, ont été arrêtés en chemin, «alors qu’ils se déplaçaient à titre privé et sans aucun caractère de procession ou d’acte cérémoniel». Ils ont donc été contraints de faire demi-tour. C’est «la première fois depuis des siècles» que des responsables de l’Église se voient «empêcher de célébrer la messe du dimanche des Rameaux dans l’église du Saint-Sépulcre»
Il s’agit, soulignent-ils dans un communiqué, d’«un grave précédent» qui ignore «la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, ont les yeux tournés vers Jérusalem» et qui et « eprésente un grave violation par rapport aux principes fondamentaux de raison, de liberté de culte et de respect du statu quo».
Le communiqué souligne ensuite que, pendant toute cette période, les chefs des Églises ont respecté les consignes des autorités et les restrictions imposées : «Les rassemblements publics ont été annulés, et des dispositions ont été prises pour retransmettre les célébrations à des centaines de millions de fidèles à travers le monde qui, en ces jours de Pâques, tournent leur regard vers Jérusalem et la basilique du Saint-Sépulcre».
Ceci s’ajoute à l’annulation de la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux depuis le Mont des Oliviers à Jérusalem décidée ces derniers jours par Israël
À cette occasion, dans un communiqué publié sur le site du Patriarcat, le cardinal soulignait que «à la dureté de cette période de guerre, qui nous touche tous, s’ajoute aujourd’hui celle de ne pas pouvoir célébrer dignement et ensemble la Pâques.Et il conclut : «aucune obscurité, pas même celle de la guerre, ne peut avoir le dernier mot».
Oui comme les Palestiniens musulmans qui sont empêchés d’aller prier depuis un mois dans leur mosquée Al Aqsa à Jérusalem, troisième lieu saint de l’Islam, et même de s’approcher de l’Esplanade des Moquées.

CAPJPO-Europalestine
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