LE 7 OCTOBRE, POINT DE BASCULE DE L’HISTOIRE
(שימוש על פי סעיף 27א utilisation des photos suivant l’article Aleph 27 )
Il est parfois difficile de comprendre un miracle.
Le 7 octobre, malgré l’horreur absolue que nous avons vécue, nous avons pourtant été témoins d’un miracle.
Deux ans et demi plus tard, avec le recul que seule l’Histoire permet, certains éléments apparaissent avec une clarté nouvelle.
Tout d’abord, nous avons évité l’éradication totale.
Le plan initial de l’Iran — après des années d’entraînement, de financement et d’armement de ses proxies, le Hezbollah, le Hamas, les Houthis et consorts — prévoyait une attaque simultanée sur tous les fronts, avec la participation des Arabes d’Israël, en particulier ceux de Judée-Samarie.
La mégalomanie et l’impatience de Sinwar ont fait échouer ce plan maléfique. Il a voulu agir seul, au moment qu’il jugeait opportun, pensant que les autres suivraient. Mais cette attaque reposait entièrement sur l’effet de surprise. Les alliés du Hamas ont hésité. Ils n’ont pas suivi immédiatement.
Ce délai a tout changé.
Israël a eu le temps de se ressaisir.
De reprendre l’initiative.
De choisir quand frapper — et sur quel front.
La pression exercée par Israël sur la Syrie a conduit au renversement du régime d’Assad. Les forces sunnites, hostiles à l’Iran, ont profité de l’affaiblissement du régime pour le faire tomber. Cette chute a eu une conséquence stratégique majeure : l’effondrement d’un maillon central de l’axe iranien et l’ouverture d’une voie aérienne libre vers l’Iran.
Sans cette voie dégagée, Israël n’aurait pas pu attaquer l’Iran.
La guerre des douze jours, à laquelle les États-Unis se sont finalement ralliés, a permis de freiner le programme nucléaire iranien, de détruire d’importantes capacités balistiques et, surtout, de montrer au peuple iranien que le régime des mollahs n’était pas infaillible.
Elle a également révélé une vérité brutale : toutes les ressources détournées du peuple iranien au profit des proxies des ayatollahs n’ont servi à rien. Israël est sorti vainqueur sur tous les fronts.
Ainsi, si aujourd’hui la révolte du peuple iranien s’amplifie, si le régime vacille dangereusement, si Khamenei est sur le point de fuir vers la Russie, si l’Iran est à l’aube d’une possible ère de liberté, c’est une conséquence directe du 7 octobre.
À cela s’ajoutent les Druzes de Syrie réclamant une autonomie sous protection israélienne, des voix libanaises qui osent enfin s’élever contre le Hezbollah, et l’élimination de nombreux chefs terroristes.
Je me souviens de mes larmes, ce 7 octobre.
D’abord à la synagogue, lorsque nous avons appris que des civils avaient été pris en otage. Puis, à la sortie de la fête, lorsque la télévision nous a confrontés à l’enfer absolu.
Cela fait deux ans et demi que nous vivons sous pression. En Israël, les guerres sont paradoxalement aussi des moments d’unité, de fraternité, de mobilisation totale — mais la tension, elle, ne nous quitte jamais.
Et pourtant, après deux ans et demi, nous commençons déjà à discerner une partie du dessein.
Si l’Iran islamique tombe, c’est le cerveau qui tombe.
Ce sont les proxies qui s’effondrent.
Et si l’Iran retrouve une véritable liberté, il pourra devenir un allié d’Israël.

Le 7 octobre a littéralement changé le Moyen-Orient.
Nous vivons une page d’Histoire grandiose.
Que l’Éternel fasse avancer l’Histoire d’Israël sans épreuves douloureuses.
Que nous soyons capables de comprendre notre destin et de l’assumer sans passer par la souffrance.
Qu’Il continue de nous couvrir de Ses miracles — et que nous en soyons dignes.
Me Nili Naouri

Présidente, Israel Is Forever – Moreshet Jacques Kupfer
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