L’axe pro-iranien se prépare au pire
La tension autour de l’Iran continue de s’intensifier, alimentée par une série de signaux militaires, économiques et diplomatiques convergents. Alors que la possibilité d’une frappe américaine est de plus en plus évoquée dans les cercles stratégiques, l’« axe de la résistance » chiite semble être entré dans une phase de coordination accélérée, marquée par des réunions intensives et des déclarations de plus en plus explicites.
Selon plusieurs informations régionales, des responsables politiques et militaires affiliés à l’« axe de la résistance » — un ensemble d’alliés de Téhéran incluant des groupes armés en Irak, au Liban et au Yémen — se seraient récemment réunis sous la supervision directe de la Force Qods, branche extérieure des Gardiens de la révolution. L’objectif de ces rencontres aurait été d’élaborer une position commune face à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran, mais aussi de préparer les scénarios de l’après-frappe.
Ces réunions ne se seraient pas limitées à des échanges théoriques. Les discussions auraient porté sur la nature des réponses possibles, leur intensité, ainsi que sur la répartition des rôles entre les différents fronts régionaux. L’enjeu central serait d’éviter que toute confrontation ne reste cantonnée au territoire iranien, transformant au contraire un conflit direct en une crise régionale impliquant plusieurs théâtres simultanément.
Les effets de cette coordination commenceraient déjà à se faire sentir. Les déclarations publiques successives de groupes alliés à Téhéran, qu’il s’agisse des milices irakiennes, des Houthis au Yémen ou du Hezbollah au Liban, témoigneraient d’un alignement stratégique inédit. Ces prises de position traduisent un passage d’une phase de dissuasion verbale à une affirmation plus structurée d’une posture politico-militaire collective.
Dans le même temps, les responsables iraniens multiplient les avertissements. Des porte-parole des Gardiens de la révolution ont déclaré qu’un porte-avions américain entrant dans les eaux territoriales iraniennes serait considéré comme une cible légitime. Le message vise clairement à renforcer la dissuasion, alors que la présence navale américaine dans la région s’est accrue. Les autorités iraniennes affirment par ailleurs contrôler totalement le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique par lequel transite une part significative du commerce mondial d’hydrocarbures.
Un commandant adjoint de la marine des Gardiens de la révolution a insisté sur le fait que l’Iran ne chercherait pas à perturber l’économie mondiale, tout en affirmant être prêt à agir sans compromis en cas de conflit. Il a également averti que toute utilisation de l’espace aérien ou maritime des pays voisins contre l’Iran serait interprétée comme un acte hostile, un message qui aurait été transmis directement aux acteurs régionaux.
Sur le plan économique, la situation intérieure iranienne reste fragile. Le rial a récemment atteint un niveau historiquement bas, reflétant une pression accrue liée aux sanctions, à l’isolement financier et à l’incertitude politique. Selon plusieurs analyses occidentales, le régime iranien n’aurait jamais semblé aussi vulnérable depuis la révolution de 1979, un constat qui alimente les spéculations sur une possible escalade.
Enfin, des informations font état de préparatifs en Turquie, où les autorités envisageraient la création d’une zone tampon à la frontière iranienne afin de contenir un éventuel afflux migratoire en cas d’effondrement du régime. Ce scénario, encore hypothétique, illustre néanmoins l’ampleur des répercussions régionales redoutées par les États voisins.
Jérémie de Jforum.fr
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