L’axe Jérusalem–New Delhi est là pour durer
À l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Premier ministre indien Narendra Modi a foulé de nouveau le sol israélien mercredi — non pas pour une simple visite protocolaire, mais pour réaffirmer une alliance qui défie les frilosités diplomatiques et les indignations de salon.
Depuis leur première rencontre historique en 2017, suivie de la visite de M. Netanyahu en Inde, un axe stratégique s’est consolidé entre Jérusalem et New Delhi : un partenariat forgé dans la lucidité, cimenté par la technologie, la sécurité et une compréhension sans illusion du monde tel qu’il est — non tel que certains rêveraient qu’il soit.
À l’aéroport Aéroport Ben Gourion, l’accueil n’était pas qu’un cérémonial : c’était la démonstration visible d’un choix politique assumé. Dans une époque saturée de neutralités prudentes et de moralisme performatif, Israël et l’Inde choisissent la clarté. Ils parlent d’innovation quand d’autres ressassent des dogmes. Ils parlent de défense quand d’autres se contentent de slogans.
À ceux qui, sur les plateaux compassés des chaînes publiques, annonçaient doctement l’isolement inexorable d’Israël, la séquence a des allures de gifle diplomatique.
Tandis que les experts autoproclamés disséquaient un prétendu bannissement mondial et que les militants de BDS promettaient l’asphyxie, voilà que Narendra Modi déroule le tapis rouge stratégique aux côtés de Benjamin Netanyahu.
L’Inde — première démocratie du monde par sa population, puissance technologique et militaire montante — ne pratique manifestement pas la politique étrangère à coups de hashtags.
Entre coopérations sécuritaires, contrats industriels et innovations conjointes, la réalité est têtue : on peut scander des slogans dans les studios parisiens, mais à Jérusalem, ce sont les intérêts nationaux qui écrivent l’agenda.
Après une rencontre privée entre les deux dirigeants — deux hommes que l’on caricature volontiers mais que leurs électeurs reconduisent avec constance — le cortège se dirigera vers la Knesset.
Là, sous les dorures institutionnelles, les discours ne seront pas de simples formules diplomatiques : ils acteront un réalignement du XXIᵉ siècle.
L’Inde, puissance démographique et technologique montante. Israël, laboratoire stratégique et scientifique permanent. Ensemble, une convergence d’intérêts qui dépasse la bienséance des chancelleries.
L’étape au Waldorf Astoria Jerusalem, consacrée à l’innovation, n’est pas anodine. Elle symbolise ce que cette relation incarne réellement : drones, cybersécurité, agriculture de précision, intelligence artificielle.
Pendant que certains débattent d’idéologies datées, Jérusalem et New Delhi bâtissent des infrastructures d’avenir.
Le dîner officiel a scellé ce que les faits confirment déjà : une amitié politique robuste, personnelle et stratégique. Netanyahu et Modi ne partagent pas seulement des intérêts — ils partagent une vision du monde où la souveraineté n’est pas un gros mot, où la sécurité précède les sermons, et où la modernité se conquiert par l’audace plutôt que par l’excuse.
Ce déplacement n’est donc pas un simple épisode diplomatique. C’est un message. À leurs partenaires, à leurs adversaires, et à tous ceux qui continuent de sous-estimer la profondeur du réalignement en cours : l’axe Jérusalem–New Delhi est là pour durer.
JForum.fr avec Meta (J. Vercors)
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