L’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, est mort à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Début janvier, dans une déclaration transmise par son entourage, il avait annoncé avoir subi « une opération sérieuse » et être de retour à son domicile « en convalescence », sans en préciser le motif ni la gravité.
« A tous ceux qui s’inquiètent de ma santé, je souhaite donner les éléments suivants : j’ai subi une opération sérieuse qui s’est bien passée. Je suis désormais de retour à la maison en convalescence », avait-il affirmé dans cette brève déclaration.
Un énarque, socialiste de coeur
Figure de proue du miterrandisme, Lionel Jospin débute son parcours politique et militant à la fin des années 1950 en intégrant le bureau de l’Unef, syndicat étudiant encore très actif aujourd’hui, mais principalement orienté contre la guerre d’Algérie à l’époque. C’est à cette période qu’il rencontre notamment Claude Allègre, qui deviendra son ministre de l’Education nationale de juin 1997 à mars 2000 (avant de tourner climatosceptique dans les années 1990).
Enarque de la promo de 1965 – la même que celle de Jean-Pierre Chevènement et Jacques Toubon qu’il recroisera à de nombreuses occasions -, Lionel Jospin fait ses premiers pas dans un parti politique au sein du Parti socialiste unifié (PSU). A sa sorti de l’Ena, âgé de seulement 28 ans, il est affecté au Quai d’Orsay comme haut-fonctionnaire. Il y restera cinq ans.
Une ascension fulgurante au sein du PS
En 1971, il décide de rejoindre le parti de François Mitterrand, alors nommé Premier secrétaire du Parti socialiste à la suite du Congrès d’Epinay baptisé « d’unification des socialistes ». Deux ans plus tard, il est nommé au secrétariat national du PS.
Chef du gouvernement de 1997 à 2002, premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, Lionel Jospin s’était aussi présenté sans succès aux élections présidentielles de 1995 et 2002.
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