Avec des amis comme ceux-là: l’Amérique et ses faux alliés
Par Nils A. Haug
Certains amis de l’Amérique, prétendus alliés occidentaux, ont enfin révélé leur vrai visage.
Tout en profitant de la protection offerte par la puissance militaire américaine pour financer leurs programmes sociaux exorbitants et à peine fonctionnels, et en tirant parti de la puissance économique américaine grâce à des tarifs douaniers préférentiels, ces prétendus alliés se dérobent à leurs responsabilités lorsqu’on leur demande de l’aide.
Alors que le terrorisme iranien vise de vastes régions d’Occident, Israël, patrie du peuple juif, est la première cible de l’Iran. Il semble qu’aux yeux de l’élite européenne et de l’Union européenne, la Shoah soit devenu obsolète, voire un handicap.
En 2001, bien avant la guerre de Gaza, l’ambassadeur de France au Royaume-Uni, Daniel Bernard, avait déjà qualifié Israël de « petit pays de merde » – et « la bonne société l’avait défendu ».
Pendant près de cinquante ans, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne ont très peu, voire pas du tout, condamné les activités despotiques et meurtrières de l’Iran dans de nombreuses régions du monde. Puis, lorsque les États-Unis ont formulé une demande modeste – l’utilisation d’une base pour remédier à cette horreur mondiale – le Royaume-Uni l’a refusée.
En réalité, il n’existe pas d’ami plus fidèle aux intérêts occidentaux qu’Israël – une petite nation qui lutte pour préserver la civilisation pour toute l’Europe et le monde libre, prise pour cible par les activités terroristes iraniennes. Pourtant, lorsqu’Israël est la cible de tirs de missiles iraniens et de ses alliés, Macron n’offre jamais la moindre aide, même défensive, pas plus que le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Allemagne, ni aucun autre pays européen – ni le Canada. Personne ne l’a fait, à l’exception des États-Unis.
Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne révèlent leur antipathie envers tout ce qui pourrait applaudir ou valider l’existence d’Israël, peut-être par envie face à l’incroyable succès économique et militaire d’Israël.
Les dirigeants élitistes d’Europe occidentale et du Canada semblent totalement incapables de reconnaître que « ces Juifs » — soi-disant ces parvenus « oppresseurs-colonialistes racistes » qui vivent sur leurs terres depuis « seulement » 4 000 ans, alors qu’en réalité ce sont les Européens eux-mêmes qui ont colonisé de vastes parties de la planète — pourraient bien leur faire de l’ombre.
Netanyahu, surnommé par Andrew Roberts « le Churchill du Moyen-Orient », a dû faire face à une opposition sans précédent venant de toutes parts dans cette guerre sur sept fronts. Sa diabolisation a commencé bien avant le conflit.
Trump et Netanyahu sont manifestement des obstacles à un « meilleur des mondes » où la fraternité humaine, l’humanitarisme, la lutte contre le changement climatique, la mondialisation, la diversité, l’équité, la planification centrale et toutes sortes d’autres idéologies marxistes fantaisistes règnent en maîtres.
C’est le politiquement correct poussé à l’extrême.
Le problème n’est pas seulement ce qui a envahi l’Europe, mais aussi l’incompétence profondément ancrée de ses dirigeants.
Nils A. Haug est auteur et chroniqueur. Avocat de profession, il est membre de l’Association internationale du barreau, de l’Association nationale des chercheurs et de l’Académie de philosophie et de lettres. Docteur en théologie apologétique, il est l’auteur de « Politique, droit et désordre au jardin d’Éden : la quête de l’identité » et de « Ennemis des innocents : vie, vérité et sens à l’ère des ténèbres ».
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Sur la photo : le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le 13 février 2026 à Munich, en Allemagne. (Photo : Kay Nietfeld-Pool/Getty Images)
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