La Turquie se prépare à envahir l’Iran si …
Ankara anticipe désormais un scénario longtemps jugé improbable : l’effondrement du régime iranien. Selon plusieurs informations relayées dans la presse turque, le ministère des Affaires étrangères aurait présenté aux parlementaires, lors d’une réunion à huis clos, une série de plans destinés à faire face à une possible déstabilisation majeure de l’Iran. Au cœur de ces préparatifs figure la création d’une zone tampon le long de la frontière orientale de la Turquie, afin d’endiguer un afflux massif de réfugiés.
Les responsables turcs auraient détaillé l’existence de scénarios alternatifs — qualifiés de plans A, B et C — visant à répondre à différentes hypothèses d’évolution de la situation iranienne. L’objectif principal reste la sécurisation de la frontière et la prévention d’une nouvelle crise migratoire. Dans les faits, la mise en place d’une zone tampon à l’intérieur du territoire iranien impliquerait une intervention militaire turque, une perspective que les autorités présentent avant tout comme une mesure de stabilisation.
Cette approche reflète les inquiétudes persistantes d’Ankara face aux conséquences humanitaires d’un effondrement politique à Téhéran. Les diplomates ont souligné devant les députés que la Turquie ne pourrait absorber une nouvelle vague de réfugiés, après avoir déjà accueilli plusieurs millions de personnes fuyant les conflits régionaux. La stratégie envisagée consisterait donc à maintenir les populations déplacées du côté iranien de la frontière, sous protection sécuritaire.
Le président Recep Tayyip Erdoğan est régulièrement critiqué, sur la scène intérieure, pour son incapacité passée à contenir les flux migratoires, notamment en provenance de Syrie. Selon des analystes, les autorités turques cherchent cette fois à éviter la répétition de ce scénario. Tirant les leçons du conflit syrien, Ankara entend appliquer un contrôle frontalier beaucoup plus strict si la situation iranienne venait à se détériorer brutalement.
D’après les chiffres évoqués lors de briefings officiels, les troubles récents en Iran auraient causé plusieurs milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés. Cette instabilité prolongée alimente les craintes d’un effondrement institutionnel susceptible de provoquer des déplacements de population à grande échelle. Dans ce contexte, le ministère turc des Affaires étrangères affirme s’opposer à toute ingérence extérieure directe, tout en déclarant se préparer à protéger ses intérêts sécuritaires et humanitaires.
La Turquie dispose déjà d’une expérience concrète en matière de zones tampons. Depuis plusieurs années, elle maintient une présence militaire dans le nord de la Syrie, officiellement destinée à sécuriser sa frontière et à contenir les menaces transfrontalières. Lors de la réunion parlementaire, les autorités ont également abordé la situation syrienne, évoquant les démarches en cours pour intégrer certaines forces kurdes au sein de l’armée officielle du pays.
Un autre dossier sensible a été évoqué : celui des combattants de l’État islamique détenus dans la région. La question de leur extradition vers leurs pays d’origine demeure juridiquement complexe, en l’absence de mécanismes internationaux clairement définis. Les responsables turcs ont reconnu que le cadre légal applicable à ces cas restait incertain, tant sur le plan du droit international que des procédures judiciaires nationales.
Face à l’accumulation de crises aux frontières orientales et méridionales du pays, la Turquie semble désormais privilégier une approche préventive, combinant dissuasion militaire, contrôle migratoire renforcé et prudence diplomatique. L’évolution de la situation iranienne pourrait ainsi avoir des répercussions majeures bien au-delà de ses frontières immédiates.
Jérémie de Jforum.fr
Similaire
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

