Renseignements allemands : la Russie prépare une guerre à grande échelle, mettant à l’épreuve la détermination de l’OTAN
La Russie face à l’OTAN : prélude à un conflit majeur ?
Les services de renseignement allemands tirent la sonnette d’alarme. Depuis 2022, l’armée russe s’est renforcée à un rythme effréné, augmentant ses effectifs de 30 à 50 %. Une dynamique qui inquiète les chancelleries européennes. Selon une enquête conjointe de plusieurs médias allemands, publiée jeudi, Moscou ne se contente pas de gérer la guerre en Ukraine : elle se préparerait à un affrontement bien plus large contre l’Occident.
Derrière cette montée en puissance, une stratégie claire. Vladimir Poutine ne se satisferait pas de l’invasion de l’Ukraine, qui ne serait qu’une première étape vers des ambitions plus vastes. Les rapports du renseignement allemand précisent que la Russie, d’ici la fin de la décennie, pourrait avoir les capacités nécessaires pour une guerre conventionnelle à grande échelle. Les pays baltes, en première ligne face à cette menace, oscillent entre scepticisme et préoccupation. Pour la Lituanie, si la Russie n’est pas encore en mesure d’affronter directement l’OTAN, elle pourrait tout de même mener des actions militaires limitées.
Test de volonté et stratégie du Kremlin
Le service de renseignement allemand (BND) avance une hypothèse troublante : Poutine voudrait éprouver la cohésion de l’OTAN en testant sa réaction face à une agression ciblée. L’article 5 du traité de l’Alliance prévoit une riposte collective en cas d’attaque contre l’un de ses membres, mais jusqu’à quel point cette solidarité résisterait-elle sous pression ? Les stratèges du Kremlin pourraient miser sur la division et la lenteur de prise de décision au sein des démocraties occidentales pour créer un fait accompli.
L’actuelle concentration des forces russes en Ukraine ne doit pas masquer une autre réalité : une fois la guerre terminée, ces unités pourraient être redéployées aux frontières des pays baltes. De plus, l’industrie militaire russe tourne à plein régime. Loin de s’épuiser, elle produit bien au-delà des besoins actuels du front ukrainien, anticipant déjà les étapes suivantes.
Une armée en expansion, des dépenses qui explosent
La Russie ne cache pas ses intentions de renforcement militaire. D’ici 2026, ses effectifs devraient atteindre 1,5 million de soldats. Une montée en puissance accompagnée d’un budget de défense en pleine explosion : 120 milliards d’euros prévus pour 2025, soit plus de 6 % du PIB national.
Cette trajectoire inquiète les stratèges occidentaux, car elle rappelle certaines logiques du passé. Un pays qui dépense massivement pour son armée ne le fait pas sans raison. Moscou semble déterminée à faire de son armée un levier politique incontournable. Ce n’est pas seulement une question de préparation : il s’agit d’envoyer un message clair à l’Occident : la Russie n’a pas l’intention de reculer.
L’OTAN sur ses gardes
Face à cette escalade, l’OTAN se veut intransigeante. Mark Rutte, son secrétaire général, a prévenu que toute attaque contre un membre de l’Alliance entraînerait une réplique « dévastatrice ». Le message est sans ambiguïté : si Poutine s’aventure au-delà de l’Ukraine, il trouvera face à lui une riposte massive.
Mais derrière ces déclarations de fermeté, des incertitudes subsistent. L’unité des membres de l’OTAN résistera-t-elle à l’épreuve du feu ? L’opinion publique des pays occidentaux acceptera-t-elle de s’engager dans un conflit ouvert ? Une chose est sûre : si la Russie poursuit sa trajectoire actuelle, l’Europe devra rapidement clarifier où elle place ses lignes rouges.
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