La France demande la démission de Francesca Albanese

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La France demande la démission de Francesca Albanese

La France a officiellement demandé la démission de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens, Francesca Albanese, après des déclarations tenues lors d’un forum organisé par Al Jazeera. L’information, révélée par la presse française, fait état d’une condamnation ferme de la part du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Lors d’une séance parlementaire, le chef de la diplomatie française a dénoncé des propos qu’il qualifie de « scandaleux et répréhensibles ». Selon lui, les déclarations de la rapporteuse ne visaient pas uniquement la politique du gouvernement israélien – laquelle peut faire l’objet de critiques dans le débat international – mais mettaient en cause Israël « en tant que peuple et en tant que nation ». Une ligne rouge, selon Paris.

La polémique s’est amplifiée après la publication d’une lettre signée par plus d’une vingtaine de parlementaires français demandant la révocation immédiate de Francesca Albanese de ses fonctions au sein des Nations unies. Les élus évoquent une accumulation de prises de position controversées, estimant que certaines déclarations passées ont pu être interprétées comme une relativisation ou une justification des attaques du 7 octobre 2023, qualifiées par les autorités françaises de pire massacre antisémite depuis la Shoah.

Le forum d’Al Jazeera, au cours duquel ces propos ont été tenus, réunissait plusieurs intervenants issus d’horizons politiques très différents. Parmi eux figuraient notamment Khaled Mashaal et Abbas Araghchi. La table ronde portait sur « la cause palestinienne dans un monde évoluant vers la multipolarité ».

Au cours de son intervention, Francesca Albanese a critiqué les États qui entretiennent des relations commerciales et militaires avec Israël, dénonçant ce qu’elle considère comme une inaction internationale face au conflit opposant Israël et le Hamas depuis près de deux ans. Elle a également affirmé que l’humanité aurait désormais « un ennemi commun », en référence à Israël, une formule qui a suscité une vive indignation à Paris.

Elle a par ailleurs mis en cause le rôle de certains médias occidentaux, estimant qu’ils auraient contribué à relayer un « discours génocidaire ». Dans le même temps, elle a évoqué les défis auxquels serait confronté le droit international, affirmant que les libertés fondamentales constituent « le dernier outil pacifique » pour préserver la liberté collective.

Cette nouvelle controverse s’inscrit dans un contexte déjà tendu entre plusieurs États occidentaux et certains experts indépendants de l’ONU sur la question du conflit israélo-palestinien. Si les rapporteurs spéciaux agissent en principe de manière autonome vis-à-vis du Secrétariat des Nations unies, leurs déclarations peuvent avoir un impact diplomatique majeur.

La demande française de démission ouvre désormais un débat plus large sur la responsabilité et les limites du mandat des experts onusiens, ainsi que sur l’équilibre délicat entre liberté d’expression et impartialité dans les fonctions internationales.

Jforum.fr

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