La fameuse pièce montée de Séoudat Yitro, ou fête des garçons
Les Tunisiens sont connus pour leurs festivités joyeuses et colorées, et leurs coutumes kabbalistiques ont des racines profondes et sont empreintes de spiritualité.
La Séoudat Yitro est un repas de remerciement pour un miracle: une épidémie de jaunisse au 18ème siècle a été combattue en particulier par Rabbi Its’hak ‘Haï Taïeb Lo Met. Les enfants buvaient des bouillons de pigeons et plaçaient un pigeon vivant sur leur ventre, transférant ainsi la jaunisse du foie des enfants vers celui des pigeons, qui mouraient à leur place. La contagion aurait été éradiquée la veille de Chabbat Yitro…
La pièce montée évoque le mont Sinaï fleuri, regorgeant de lait et de miel. Elle est ornée de fleurs en pâte d’amande, de choux fourrés à la crème et enrobés de caramel doré, et d’une élégante plaque en miel représentant les tables de la loi. Cette magnifique création culinaire en forme de montagne du Har Sinaï, où D-ieu nous a donné la Torah, ne se contente pas d’être un délice pour les yeux et les papilles, elle représente majestueusement la richesse spirituelle et la profondeur des coutumes traditionnelles tunisiennes.
Comme nous l’a expliqué notre Rav, Rabbi David Hanania Pinto Chélita, un Chabbat à table : les Tunisiens ont toujours préservé leurs coutumes à travers leurs nombreux plats traditionnels remplis de secrets kabbalistiques.
Par exemple, le couscous boulettes du Chabbat, la semoule blanche du couscous ainsi que le Nikitouch symbolisent la manne tombée du ciel sous forme de petites boules blanches, illustrant la providence divine et l’attention constante de D-ieu lors de la sortie d’Égypte jusqu’à nos jours. Lorsque l’on consommait la manne, elle répondait parfaitement à tous nos besoins. Les boulettes du Chabbat rappellent les briques que les Bné Israël fabriquaient en tant qu’esclaves pour construire les pyramides.
La damhaout, ou poisson servi en début de repas, symbolise la réincarnation des tsadikim qui reviennent dans les poissons (guilgoulim). En les consommant avec nos prières, nous participons à cette réparation spirituelle, faisant partie du Tikoun (Réparation) des Tsadikim. La boukha, faite à base de figue, incarne la mitsva de consommer les sept fruits d’Israël le Chabbat, dont la figue. Comme les figues ne sont pas disponibles en toute saison, on les trouve dans la boukha toute l’année.

Je vous souhaite une merveilleuse fête de Yitro, pleine de joie, de spiritualité et de moments précieux en famille. Que la célébration soit aussi élevée et majestueuse qu’une montagne !
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