Le Moyen-Orient est à un point d’ébullition politique et militaire : le président Donald Trump pousse à la fin de la guerre. Téhéran rejette le « plan de reddition » américain. Jérusalem craint un arrêt de l’opération et intensifie la puissance des frappes en Iran.
JDN
L’opération « Rugissement du Lion », qui a débuté le 28 février par une offensive préventive massive contre l’Iran, entre aujourd’hui dans ses jours décisifs. Les informations provenant des capitales mondiales indiquent que le président américain Donald Trump cherche à mettre fin aux combats au plus vite, une démarche qui place Israël dans une course contre la montre diplomatique.
Selon les rapports, les États-Unis ont soumis à l’Iran, via le Pakistan, un plan rigoureux en 15 points. Parmi les exigences centrales :
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Démantèlement total des capacités nucléaires iraniennes et fermeture des sites de Natanz, Ispahan et Fordo.
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Évacuation de l’uranium enrichi hors du territoire iranien sous la surveillance étroite de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
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Ouverture du détroit d’Ormuz : définition de la voie maritime comme « zone de libre navigation » sans menace iranienne.
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Fin du financement des « proxys » : exigence que Téhéran rompe ses liens avec le Hezbollah, les Houthis et les milices en Irak.
En échange, les États-Unis proposent la levée des sanctions et une coopération nucléaire à des fins civiles uniquement. À Téhéran, on a rejeté l’offre avec mépris, la qualifiant d’« exigences maximalistes et déraisonnables », mais Trump a, de son côté, fixé un ultimatum clair pour ce vendredi 27 mars.
À Jérusalem, la vigilance est à son comble. Bien que Trump ait déclaré que « l’Iran veut un accord à tout prix », les responsables de la sécurité en Israël craignent qu’un cessez-le-feu temporaire d’un mois — tel que proposé par certains membres de l’administration — ne permette qu’au régime de Téhéran de se rétablir et de reconstruire son arsenal de missiles, qui a été gravement touché.
En conséquence, des sources sécuritaires font état d’un « blitz » d’attaques : l’armée de l’air continue de frapper des cibles stratégiques et les quartiers généraux des Gardiens de la Révolution afin d’aggraver les dommages avant qu’un cessez-le-feu ne soit imposé.
Israël se trouve dans une fenêtre de tir courte et critique. L’objectif est d’arriver à vendredi avec des acquis militaires irréversibles, dont le régime ne pourra pas se remettre avant longtemps.
Note sur le contexte : Ce texte reflète les tensions régionales décrites dans nos documents précédents, notamment concernant le rôle de médiateur du Pakistan et les préparatifs pour les fêtes de Pessa’h malgré l’état de guerre.
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