Jusqu’à 90 % de l’industrie d’armement iranienne détruite

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jusqu’à 90 % de l’industrie d’armement iranienne pourrait être touchée en quelques jours

Israël affirme être en train de frapper au cœur même de la machine militaire iranienne. Selon des responsables de la défense cités samedi, environ 70 % des composantes de l’industrie d’armement de la République islamique auraient déjà été endommagées, et ce chiffre pourrait atteindre 90 % “dans les prochains jours” si le rythme des frappes se maintient. L’objectif affiché n’est pas seulement de réduire les capacités immédiates de Téhéran, mais de casser sa capacité à reconstruire, produire et réarmer à moyen terme. Cette communication traduit une volonté claire : montrer qu’au-delà des salves de missiles et des ripostes spectaculaires, la bataille se joue aussi dans les usines, les chaînes logistiques et les centres de développement militaire.

D’après ces mêmes responsables, les frappes visent plusieurs étages du dispositif iranien : infrastructures liées aux missiles sol-sol et sol-air, sites du ministère de la Défense, installations balistiques, mais aussi structures associées au développement d’armes navales. Ces derniers jours, l’armée israélienne a également revendiqué des frappes sur deux sites liés au programme nucléaire iranien : l’usine d’eau lourde de Khondab, près d’Arak, et une installation de yellowcake à Ardakan, présentée comme essentielle à la chaîne de production nucléaire. Le message est cohérent : Israël cherche à désorganiser les capacités de frappe, mais aussi l’écosystème industriel qui alimente ces capacités. Ce type de campagne, méthodique et répétée, vise moins un effet d’annonce qu’une usure systémique.

Mais il faut éviter une lecture trop triomphaliste. Les chiffres avancés par les responsables israéliens relèvent d’une communication de guerre, et d’autres évaluations sont plus prudentes. Des sources de renseignement américaines citées récemment estiment qu’il est possible de confirmer avec certitude la destruction d’environ un tiers de l’arsenal de missiles iranien, tandis qu’une autre partie serait endommagée, enterrée ou rendue difficile à évaluer en raison des réseaux souterrains. Autrement dit, Israël peut avoir sévèrement frappé l’appareil militaro-industriel iranien sans pour autant l’avoir neutralisé. C’est toute la difficulté de ce conflit : les sites visibles peuvent être détruits, mais les capacités dispersées, mobiles ou enterrées continuent d’exister. La guerre industrielle n’obéit pas aux mêmes règles que la guerre des images.

Sur un autre front, Israël dit poursuivre en parallèle sa pression contre le Hezbollah au Liban. Des responsables affirment avoir visé des centres de commandement, des circuits de financement et des infrastructures permettant au mouvement chiite de soutenir durablement ses opérations. L’armée israélienne soutient aussi que la capacité de lancement quotidienne du Hezbollah aurait fortement chuté. Là encore, le raisonnement est le même : réduire non seulement la menace immédiate, mais les mécanismes qui la rendent durable. En reliant frappes en Iran et opérations au Liban, l’état-major israélien veut installer l’idée d’une campagne globale contre l’architecture régionale de l’axe pro-iranien. Reste à savoir si cette stratégie finira par provoquer un affaiblissement durable, ou si elle entraînera au contraire une recomposition plus souterraine, plus diffuse et donc plus difficile à contenir.

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