L’hymne russe a retenti à Cortina d’Ampezzo ce lundi midi. Pour la première fois depuis douze ans sur des Jeux olympiques ou paralympiques, une athlète russe a ainsi pu fêter un sacre majeur sous son drapeau national. Il s’agit de la skieuse Varvara Voronchikhina, médaillée de bronze lors de la descente samedi, et désormais championne paralympique en Super-G.
La révélation du système de dopage d’Etat lors des Jeux olympiques de Sotchi 2014, puis l’invasion de l’Ukraine en février 2022 avaient en effet valu aux athlètes russes d’être depuis soit suspendus, soit sous bannière neutre. Mais au contraire du CIO, le Comité paralympique international avait décidé, via un vote en assemblée générale en septembre 2025, de lever les sanctions à l’encontre de la Russie et de la Biélorussie.
Aucun sifflet de la part du public de Cortina
Par conséquent, la porte à une réintégration complète (avec drapeau et hymne) des comités russe et bélarusse était rouverte pour ces Jeux de Milan-Cortina 2026. Cette décision avait provoqué colère et boycott de cérémonie d’ouverture du côté de plusieurs délégations, dont l’Ukraine.
Après avoir devancé ce lundi matin la Française Aurélie Richard (médaillée d’argent en Super-G comme en descente), Varvara Voronchikhina décroche son premier titre paralympique, à 23 ans. En 2022, la Sibérienne était déjà présente à Pékin mais les athlètes russes avaient finalement été bannis la veille de la cérémonie d’ouverture, en raison du début de la guerre en Ukraine quelques jours plus tôt.
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Très émue au moment d’entendre son hymne national, après être montée sur le podium avec le poing droit levé, Varvara Voronchikhina n’a subi aucun sifflet de la part du public durant cette cérémonie qui fera date.
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