Un adolescent a trouvé la mort, mardi soir à Jérusalem, lors d’une manifestation de masse contre le service militaire obligatoire que le gouvernement voudrait réussir à imposer aux Juifs ultra-orthodoxe (les « Haredi », littéralement les « Craignant Dieu »).
Plus de 15.000 de ces Haredi étaient descendus dans la rue, où, dans une ambiance tendue, certains s’en sont pris à des équipes de télévision et à des automobilistes passant dans le secteur de la manifestation.
⭕️ Two Israel bus driver ran over Haredi men in occupied Jerusalem who were part of a protest against the military draft.
A 14 year old was killed. pic.twitter.com/oB2TYlmHmT
— MenchOsint (@MenchOsint) January 6, 2026

À un moment donné, les manifestants ont attaqué un autobus, et le chauffeur du véhicule, affolé, a foncé en avant pour se dégager : un jeune religieux, âgé de 14 ou 15 ans selon la police, est passé sous les roues du bus, et n’a pas succombé à ses blessures.
L’affaire est embêtante pour Netanyahou, qui voudrait bien pouvoir enrôler plus de monde dans son armée génocidaire, surtout à un moment où un nombre croissant de réservistes refusent de répondre à l’appel.
Une vue aérienne de la manifestation de masse :
חרדים מפגינים בירושלים נגד חוק הפטור מגיוס, היום
צילום: ארגון בדרך רבותינו pic.twitter.com/h7WYadampq— הארץ חדשות (@haaretznewsvid) January 6, 2026

Mais les tentatives gouvernementales sont difficiles à mettre en oeuvre, car la majorité parlementaire dont dispose Netanyahou compte précisément une brochette de députés des partis religieux qui se font tirer l’oreille. Ces derniers veulent bien occuper des postes ministériels et engranger les subventions, mais pour ce qui est du service militaire, ils font de la résistance.
Depuis 2023, la conscription est théoriquement devenue obligatoire pour cette catégorie de la population juive, qui boycotte cependant massivement la mesure. Un nouveau projet de loi prévoit de maintenir le principe de la conscription déjà voté, mais avec des aménagements substantiels : annulation de tous les appels sous les drapeaux effectués depuis 2023 -et qui ont été largement ignorés par les intéressés, comme on vient de le dire-, engagement de ne pas sanctionner les déserteurs s’ils sont pris par l’autorité après leur 26ème anniversaire, et pour l’avenir, tel que l’espèrent les militaristes, autorisation donnée à une partie des Haredi atteignant l’âge de la conscription pour effectuer leur temps dans des services dit « civils » (« les services de sécurité » ! croît savoir le quotidien Haaretz.
Il n’est pas sûr que les événements de mardi soir à Jérusalem facilitent les plans de Netanyahou et de sa camarilla militaire.
« La place de nos jeunes est dans les yeshivas (écoles religieuses), pas dans l’armée. Le service militaire obligatoire, c’est un truc inventé par les goyim (les non juifs), pas pour nous », a déclaré mardi soir, sur les lieux, un porte-parole des manifestants.
CAPJPO-EuroPalestine
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