Je me souviens d’un Iran libre (Eric Zemmour)
Khamenei est mort. Il fut le symbole d’une tyrannie islamique qui martyrise son peuple et corsète la liberté de pensée de tous.
Je me souviens d’un Iran libre et francophile incarné par le Shah qui parlait un français parfait. Il voulait une société moderne, libérée du totalitarisme islamique, ce qui lui coûtera le pouvoir et la vie.
Je me souviens que ce fut tristement la France de Giscard qui accueillit l’imam Khomeini, glorifié par tous les intellectuels de gauche comme un « saint homme ».
Les mollahs remercieront notre pays en commanditant le massacre de 58 de nos soldats sur le Drakkar ou encore l’assassinat du général Audran par la main de l’extrême gauche, Action directe. Je n’ai ni oublié, ni pardonné.
Et aujourd’hui ? Beaucoup d’incertitudes. Rien ne dit encore que Donald Trump ne réitère pas simplement l’opération vénézuélienne s’il trouve parmi la caste au pouvoir des hommes qui se soumettent à ses ordres. Ces éventuels héritiers de Khamenei pourraient alors renoncer à leur programme nucléaire comme prix à payer de leur maintien au pouvoir. Les Israéliens auraient alors rempli leur légitime but de guerre : éliminer une menace existentielle pour leur pays.
Mais le peuple iranien n’aura pas encore obtenu sa liberté. Parmi les gaullistes, on se méfie depuis toujours de ces interventions militaires qui veulent imposer la démocratie par la force et qui ont toujours mal fini: Irak, Afghanistan, Libye. C’est donc au courageux peuple iranien de renverser ses tyrans. Mes pensées vont vers lui ce matin.
Revenons à la France: ceux qui crient à la paix cachent mal leur tendresse pour le régime islamique en danger. Nous ne devons pas nous laisser prendre à leurs discours lénifiants : si la paix est un bien précieux, le pacifisme est une plaie mortelle. Toute cette gauche qui passe son temps à évoquer les années 30 devrait s’en souvenir.
Si la France et les autres pays européens veulent retrouver voix au chapitre dans un monde qui les ignore et les méprise de plus en plus, ce n’est pas en appelant à l’aide une ONU qui ne fera rien, mais en renforçant leur puissance militaire, en retrouvant le chemin de la prospérité économique et en défendant fièrement leur culture et leur civilisation.

Ils ont été 4 000 selon la police à défiler dimanche après-midi contre la République islamique d’Iran © Crédit photo : ANNA KURTH / AFP

À Paris, des milliers d’Iraniens ont manifesté leur joie après les frappes américaines et israéliennes en Iran, tout en appelant à un changement de régime.
« On s’est rapproché de notre liberté » : quelques milliers d’Iraniens ont défilé dimanche à Paris après les attaques lancées par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran qui ont conduit à la mort du guide suprême Ali Khamenei, une intervention internationale que certains dénoncent. « C’est le début de la fin, savoure Mme Ziai, mais il ne faut pas trop danser non plus, il faut maintenant que le régime tombe. »
« Même si j’habite en France, j’ai toujours l’impression d’avoir un rocher sur le dos et que je n’arrive pas à respirer. Là, je respire un petit peu mieux mais ça n’est pas suffisant », ajoute S. Ziai. Comme Mme Ziai, née en Iran et arrivée en France en 1980, ils ont été 4 000 selon la police à défiler dimanche après-midi contre la République islamique d’Iran. Dans le cortège, qui a relié la place de la Bastille à celle des Pyramides, de nombreux drapeaux de la monarchie iranienne (Lion et soleil) ont été brandis, mais aussi des drapeaux israéliens, américains et français.
Une banderole « Iran, vie, liberté avec Reza Pahlavi », l’héritier du shah d’Iran, a ouvert le défilé, une autre « Make Iran Great Again » avec le visage de Pahlavi, son père et son grand-père a aussi été déployée. « Je fonde beaucoup d’espoirs sur le prince héritier car je pense qu’il est le plus adapté pour faire la transition », défend Suzie Z., « c’est le plus démocrate, le plus international, il a beaucoup de crédibilité ».
Rama E., 44 ans, née à Téhéran, arrivée en France à l’âge de trois ans, est venue à Bastille en famille. « On est venu fêter la mort de Khamenei et on continue de se battre pour que le régime tombe et qu’on puisse célébrer ça le jour J. Mais c’est déjà un bon début », lance -t-elle. « On fait confiance à Israël et aux États-Unis » pour mettre à bas la République islamique, ajoute -t-elle au son des « République islamique, assassin pour nos enfants » et « Non à la République islamique terroriste en Iran » scandés autour d’elle. N’a-t-elle pas peur que des civils payent de leur vie ? « Si, […] mais ce qui est plus dangereux finalement, ce ne sont pas les bombes israéliennes, ce sont les Gardiens de la Révolution qui tuent les gens qui manifestent en Iran », rétorque-t-elle.
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