1. Entre un président américain imprévisible et changeant dont on ne saisit pas véritablement les objectifs en Iran et la peur d’une escalade régionale, Emmanuel Macron tente une position d’équilibre. Il ne soutient pas la guerre en Iran, pour laquelle il n’a pas été « prévenu » et dont il regrette qu’elle se situe selon lui en dehors du droit international. « La France ne fait pas partie de cette guerre », a-t-il rappelé. Mais il n’a pas déploré la décapitation du régime, il respecte les accords de défense envers les pays du Golfe et apporte un soutien « défensif » à la guerre, notamment avec l’envoi du porte-avions Charles de Gaulle . LE FIGARO
2. Le pétrole accélère sa flambée historique, le WTI s’envole de plus de 30%, les Bourses d’Asie dévissent
Les prix du pétrole ont accéléré lundi dans une flambée historique, le WTI s’envolant de plus de 30% tandis que le Brent gagnait quelque 27%, dépassant tous deux 116 dollars le baril dans un marché paniqué par la prolongation de la guerre au Moyen-Orient et le blocage persistant du détroit d’Ormuz.
Vers 02H30 GMT, le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain), s’envolait de 30,04%, à 118,21 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, flambait de 27,54% à 118,22 dollars. Depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le WTI s’est apprécié de 70%, du jamais vu sur une période aussi courte. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
3. BOURSES.
Depuis lundi, les Bourses mondiales accusent le coup de la guerre au Moyen-Orient. Vendredi dernier, le CAC 40 a encore abandonné 0,65 %. En une semaine, l’indice phare de la Bourse de Paris a perdu 6,84 % de sa valeur. Il cède désormais 2,16 % depuis le 1er janvier, à 7 993 points, loin du record à 8 640 points, touché en séance le 26 février. Les autres grandes places européennes, ont aussi perdu du terrain cette semaine, l’indice EuroStoxx 50 cédant 7 %. En Asie, la déflagration a été plus marquée. En revanche, Wall Street a bien mieux encaissé le choc. « Les Bourses européennes et surtout asiatiques avaient beaucoup monté en début d’année, bien plus que Wall Street, souligne Isabelle de Gavoty, responsable de la gestion actions Europe SRI chez Allianz GI. En outre, l’Europe et l’Asie importent leurs hydrocarbures, contrairement aux États-Unis. Ces régions sont donc plus sensibles à la hausse des prix du pétrole. »
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