Israël prépare l’évacuation de ses avions
Face à la montée des tensions régionales et au risque de frappes de missiles visant le territoire israélien, les autorités se préparent à des scénarios de crise impliquant le secteur aérien civil. La ministre israélienne des Transports, Miri Regev, a confirmé que les compagnies aériennes nationales disposent de plans opérationnels leur permettant d’évacuer rapidement leurs appareils de l’aéroport Ben Gourion, principal hub aérien du pays.
Selon les déclarations de la ministre, les compagnies israéliennes, dont El Al, Arkia et Israir, n’ont pas reçu d’ordre immédiat d’évacuation, mais se tiennent prêtes à agir sans délai si la situation sécuritaire l’exige. L’objectif est double : protéger des appareils à forte valeur stratégique et maintenir la capacité de transport nécessaire au rapatriement de ressortissants israéliens à l’étranger.
Un haut responsable du secteur aérien a rappelé que ce type d’opération n’est pas inédit. Lors de précédentes confrontations régionales, notamment durant l’escalade militaire de juin, les compagnies avaient procédé à une dispersion rapide de leurs flottes vers plusieurs aéroports étrangers. Des avions avaient alors été stationnés à Chypre, en Grèce, mais aussi plus loin, notamment en Thaïlande, aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. Cette expérience a permis d’optimiser les procédures logistiques, la coordination avec les autorités étrangères et la gestion des équipages.
Le paysage aérien israélien compte aujourd’hui environ 85 avions de passagers et de fret répartis entre cinq compagnies. El Al dispose de la flotte la plus importante avec 47 appareils, suivie d’Arkia (16), d’Israir (9), d’Air Haifa (5) et de Challenge Airlines (3). Cette répartition impose une planification minutieuse afin d’éviter la saturation des aéroports d’accueil et de garantir la continuité des opérations commerciales et humanitaires.
Pour le ministère des Transports, la préparation ne se limite pas à un simple déplacement d’appareils. Elle inclut également des scénarios de retour massif de citoyens israéliens depuis l’étranger, dans un contexte où les liaisons aériennes pourraient être interrompues ou fortement perturbées. Miri Regev a souligné que des destinations comme Larnaca et Athènes figurent parmi les options privilégiées en raison de leur proximité géographique et de leur capacité d’accueil, mais que des solutions plus lointaines sont également envisagées si nécessaire.
Le message adressé au public se veut avant tout rassurant. Les autorités insistent sur le fait que les opérations aériennes se déroulent actuellement normalement et que les plans d’urgence sont conçus pour être activés de manière préventive, sans attendre une dégradation majeure de la situation. Cette approche vise à limiter les risques matériels tout en préservant un outil stratégique essentiel à la mobilité du pays.
Dans un environnement régional instable, la capacité d’anticipation et la rapidité d’exécution apparaissent comme des éléments clés de la résilience israélienne. Le secteur aérien civil, souvent perçu comme vulnérable, s’inscrit ainsi pleinement dans une logique de préparation globale face aux menaces contemporaines.
Jérémie de Jforum.fr
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