Israël, moteur discret de la technologie d’Apple
Lors de la conférence Tech TLV organisée par Calcalist en partenariat avec Bank Leumi, Roni Friedman, PDG d’Apple Israël et vice-président international du groupe, a mis en lumière l’ampleur de la contribution israélienne aux produits de la marque à la pomme. Selon lui, il serait difficile de trouver un appareil Apple qui n’ait pas bénéficié, directement ou indirectement, du travail des équipes basées en Israël.
La présence d’Apple dans le pays ne date pas d’hier. Le géant américain y a progressivement développé plusieurs centres de recherche et développement, notamment à Herzliya, Haïfa et Jérusalem. Ces pôles regroupent des ingénieurs spécialisés aussi bien dans le matériel que dans les logiciels, intervenant sur des projets transversaux intégrés à l’ensemble de l’écosystème Apple.
La récente acquisition de la start-up israélienne q-ai, valorisée autour de 2 milliards de dollars, illustre cette dynamique. Fondée par Aviad Meisels, l’entreprise s’est distinguée dans des technologies avancées qui devraient, selon Friedman, se retrouver dans les futurs produits du groupe. L’équipe rejoindra les centres de R&D d’Apple en Israël, renforçant encore le poids local dans la stratégie mondiale de l’entreprise.
Au fil des années, Apple a déjà multiplié les acquisitions en Israël, dont celle d’Anobit en 2011, spécialisée dans les technologies de mémoire flash. Cette opération avait permis d’améliorer les performances de stockage des appareils mobiles. Plus récemment, les équipes israéliennes ont participé au développement du modem cellulaire C1 et à des technologies de connectivité comme le N1, destinées aux prochaines générations d’iPhone.
Les contributions s’étendent également aux fonctionnalités avancées des caméras, à la reconnaissance faciale Face ID, à la vidéo cinématique et à la photographie en basse lumière. Dans l’univers des accessoires, les AirPods bénéficient aussi d’innovations issues d’Israël, notamment des capteurs liés à la santé, comme la mesure du pouls, ainsi que des fonctions dédiées aux personnes souffrant de déficiences auditives.
L’intelligence artificielle constitue un autre axe stratégique. Friedman a expliqué qu’Apple privilégie une intégration fluide de l’IA au cœur des systèmes d’exploitation, plutôt que sous la forme d’un outil autonome. Les ingénieurs israéliens travaillent depuis plusieurs années à optimiser l’exécution des algorithmes directement sur les appareils, en exploitant les capacités combinées du GPU, du CPU et de l’architecture mémoire propriétaire d’Apple. Cette approche vise à renforcer les performances tout en préservant la confidentialité des données, un argument central dans la communication du groupe.
Avec plus de deux mille employés dans ses centres israéliens, Apple s’appuie sur un écosystème technologique reconnu pour son expertise en cybersécurité, en semi-conducteurs et en intelligence artificielle. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, cette implantation stratégique contribue à consolider la capacité d’innovation du groupe sur le long terme.
Israël apparaît ainsi comme un pilier structurant du développement technologique d’Apple, intervenant à la fois sur les composants matériels essentiels et sur les briques logicielles qui façonnent l’expérience utilisateur de ses produits emblématiques.
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