En votant un loi prévoyant une peine de mort réservée aux prisonniers palestiniens, les parlementaires israéliens « ont légalisé le génocide », a commenté lundi, écoeuré, le député de la minuscule opposition anti-coloniale Ofer Cassif.
Le projet de loi sur la peine de mort, promu par le plus ouvertement barbare des dirigeants israéliens, Itamar Ben Gvir, a recueilli 62 voix pour, dont celle de Netanyahou bien sûr, contre 48.

Elle prévoit que les « terroristes », autrement dit les prisonniers politiques palestiniens, pourront être pendus dans les 90 jours suivant leur condamnation, sans appel possible.
La loi sera applicable sur tous les « territoires contrôlés par Israël » c’est-à-dire également en Cisjordanie, et pourquoi pas également au Liban ou en Syrie.
Pour Gaza, une autre loi est en cours d’adoption visant les Palestiniens capturés dans le sillage de l’attaque du 7 octobre 2023.
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Mais pourquoi une loi, alors qu’Israël poursuit en permanence, en toute impunité, la destruction du peuple palestinien, par les bombes, les assassinats ciblés, les pogroms et la torture déjà généralisée dans les prisons ?
Il faut croire que les bourreaux ont envie de se faire plaisir. La perspective d’offrir au public, de préférence en direct à la télévision, le spectacle d’un martyr au bout d’une corde les fait déjà saliver.
« Cette loi est typiquement juive et morale » : c’est en ces termes que la députée Son Har Melek, de la majorité parlementaire, a salué le vote de lundi. Tout un programme.

CAPJPO-EuroPalestine
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