Les rebelles houthis continuent d’afficher leur soutien à Téhéran et affirment être prêts à rejoindre les combats, sans toutefois fixer de calendrier.
« Eviter l’ouverture d’un nouveau front »
Israël et les États-Unis avancent avec prudence sur un autre front potentiel : celui du Yémen. Selon plusieurs sources, les deux alliés cherchent à éviter toute action susceptible de provoquer une entrée directe des Houthis dans le conflit.
Les houthis continuent d’afficher leur soutien à Téhéran et affirment être prêts à rejoindre les combats, sans toutefois fixer de calendrier. Une ambiguïté stratégique qui alimente les inquiétudes régionales. L’Iran pourrait conserver cette carte comme levier décisif, à activer au moment jugé le plus opportun pour peser sur l’issue du conflit ou sur d’éventuelles négociations.
Dans le même temps, l’Arabie saoudite mène des efforts diplomatiques pour contenir les Houthis et éviter une extension du conflit à la péninsule Arabique. Contrairement aux milices pro-iraniennes en Irak, les Houthis disposent d’une marge d’autonomie plus importante et évaluent les risques d’un engagement direct, notamment face aux conséquences d’un affrontement avec Washington et Jérusalem.
Le chef des Houthis, Abdel-Malek al-Houthi, a néanmoins multiplié les déclarations hostiles, accusant les États-Unis et Israël de mener une “agression” contre l’Iran. Les responsables militaires du mouvement terroriste affirment être prêts et évoquent explicitement la possibilité d’ouvrir un nouveau front, notamment autour du détroit stratégique de Bab el-Mandeb.
En coulisses, le scénario d’un élargissement régional reste donc sur la table. Mais pour l’heure, Washington et Jérusalem semblent privilégier une ligne claire : contenir le conflit, sans offrir à Téhéran l’occasion d’enflammer un front supplémentaire.
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