Bagdad sous les projecteurs : une attaque révèle des activités iraniennes secrètes en Irak.
Une luxueuse résidence du quartier d’Al-Jadriya à Bagdad, abritant des conseillers iraniens, a été bombardée. Des sources du renseignement indiquent une implication directe des Gardiens de la révolution dans les combats en Irak. Un réseau opérationnel complexe effectue des tirs de roquettes et de drones. Le gouvernement irakien éprouve des difficultés à contrôler le territoire.
Une attaque ciblée en plein cœur de Bagdad révèle l’ampleur de l’implication iranienne en Irak et le passage d’activités de conseil à la gestion directe des conflits régionaux. Selon un reportage exclusif du réseau Al-Hura, un immeuble résidentiel du prestigieux quartier d’Al-Jadriya à Bagdad a été bombardé aux premières heures du 17 mars 2026, alors que des consultants iraniens s’y trouvaient. Des sources sécuritaires ont indiqué qu’au moins trois personnes ont été tuées sur le coup et que les recherches se poursuivaient pour retrouver deux autres Iraniens.
Le complexe visé se situe dans le « quartier présidentiel », une zone sensible abritant de hautes personnalités politiques et des chefs de milices chiites, dont d’éminents représentants de la ligne pro-iranienne. D’après l’une des sources, parmi les victimes figurait un consultant iranien de haut rang, expert des Gardiens de la révolution, qui travaillait aux côtés des milices locales.
La maison était louée – l’activité était dissimulée.
Les informations obtenues par Al-Hura indiquent que l’immeuble attaqué avait été loué plusieurs mois auparavant par des personnes liées à l’ambassade d’Iran. L’explication officielle fournie au propriétaire des lieux était qu’il s’agissait de « conseillers diplomatiques », mais en réalité, l’endroit servait de centre d’opérations.
Des sources en Irak notent un « floutage délibéré » autour de l’identité des victimes, les mécanismes de « mobilisation populaire » limitant la publication des détails et empêchant de révéler pleinement l’ampleur des activités iraniennes.
Passant du rôle de conseil à celui de gestion des combats
Selon des sources du renseignement irakien, les Gardiens de la révolution ne se contentent plus d’un rôle consultatif. Au cours de l’année écoulée, et surtout depuis l’escalade des combats régionaux, des éléments iraniens ont pris en charge la gestion directe des tirs de roquettes et de drones sur des cibles américaines et régionales.
Les conseillers iraniens travaillent en étroite collaboration avec les principales milices, notamment Kata’ib Hezbollah et Al-Nujaba, et contribuent à l’amélioration de leurs capacités, principalement en transformant des roquettes simples en armes plus précises.
L’un des principaux centres d’activité est la zone de Jarf al-Sahar, devenue un complexe militaire fermé depuis la guerre contre Daech. Selon le rapport, des installations de production et de stockage de roquettes et de drones sont en activité sur place, servant à des lancements vers des cibles dans la région. L’activité iranienne en Irak repose sur
un réseau opérationnel complexe et un camouflage légal. Ce réseau s’appuie sur un réseau distribué d’officiers et d’experts, chaque groupe étant responsable d’un domaine spécifique, allant du développement des armes à la gestion opérationnelle. Les milices bénéficient d’un statut légal dans le cadre de la « mobilisation populaire », ce qui leur permet de disposer de budgets, d’acquérir du matériel et d’opérer sous couvert officiel. Cette situation, d’après les sources, confère également à la présence iranienne une légitimité formelle en tant que « conseillers techniques », alors qu’en réalité, il s’agit d’une implication opérationnelle profonde. Évolution des modes opératoires : décentralisation et intensification territoriale. Depuis début 2026, un changement est observé, caractérisé par une transition vers un modèle de « commandement décentralisé » sous supervision iranienne.
Un haut responsable, lié à la Force Qods, octroie aux commandants sur le terrain en Irak des pouvoirs élargis pour prendre des décisions d’attaque. Il en résulte l’utilisation de moyens plus sophistiqués et une grande flexibilité opérationnelle. Selon le rapport, une partie de cette technologie est désormais produite en Irak même, suite au transfert de chaînes de production. Des sources sécuritaires estiment que l’implication iranienne ne se limite pas à la planification, mais inclut une présence effective sur le terrain et la gestion directe de « groupes d’assaut ». Le gouvernement de Bagdad : entre déclarations et réalité. Bien que le gouvernement de Bagdad continue d’affirmer sa neutralité, la réalité sur le terrain révèle de sérieuses limitations quant à sa capacité de contrôle. Selon des sources locales, Les décisions concrètes sont prises sur le terrain, loin des centres de décision officiels.
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