Israël démantèle des dispositifs d’espionnage turcs en Syrie

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Israël démantèle des dispositifs d’espionnage turcs en Syrie

Au cours d’une série d’opérations récentes en Syrie, l’armée israélienne a annoncé avoir démantelé plusieurs dispositifs de surveillance utilisés, selon elle, par la Turquie pour collecter des informations sensibles sur Israël. Cette révélation, rapportée par le média arabe Al Hadath et confirmée par un responsable israélien, met en lumière un nouvel épisode dans la lutte d’influence qui traverse la région.

Les raids israéliens ont visé une base de campagne située près de Damas. C’est là que des équipements qualifiés de « secrets et dangereux » auraient été récupérés. Le responsable israélien à l’origine de ces déclarations a adressé un avertissement direct au gouvernement syrien, estimant que ce dernier se mettait en danger en suivant les consignes d’Ankara. « Nous avons mis en garde l’administration Sharaa contre le fait de jouer avec le feu et d’écouter les ordres turcs », a-t-il déclaré.

Un équipement en place depuis une décennie
Selon les informations disponibles, les dispositifs découverts n’étaient pas récents : ils seraient en place depuis une dizaine d’années. Cette donnée alimente les spéculations sur l’ampleur des opérations de renseignement turques en Syrie et leur possible portée régionale. « La Turquie tente de se rapprocher d’Israël plus qu’elle ne le devrait », a ajouté le responsable israélien, insistant sur le fait que son pays avait informé la nouvelle administration syrienne de ne pas tester les limites de sa patience militaire.

Découverte et riposte aérienne
C’est un groupe affilié à la Nouvelle armée syrienne qui aurait initialement découvert, mardi dernier, les dispositifs de surveillance dans le secteur de Jabal al-Manea, au sud de la capitale syrienne. Alors que ces soldats tentaient de neutraliser les appareils, le site a été visé par une frappe aérienne israélienne. L’attaque a provoqué la mort et les blessures de plusieurs combattants, en plus de la destruction de véhicules militaires stationnés dans la zone.

Ces événements se sont déroulés alors qu’Israël en était à sa troisième journée consécutive d’opérations militaires en Syrie. Cette intensification illustre la persistance des tensions sécuritaires entre l’État hébreu et son voisin, mais aussi l’influence d’acteurs extérieurs comme la Turquie dans ce théâtre de rivalités.

Réaction ferme de la Jordanie
La multiplication des frappes israéliennes n’a pas manqué de susciter de vives critiques. Le Royaume de Jordanie, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a publié une déclaration officielle le 26 août. Amman y « condamne dans les termes les plus forts » les actions militaires israéliennes et les qualifie de « violations répétées du territoire syrien ». Le communiqué insiste également sur la dimension juridique de cette question, évoquant une « violation flagrante du droit international » et une « escalade dangereuse » menaçant la souveraineté et la sécurité de la Syrie.

Un climat de méfiance persistante
Cet épisode illustre la complexité des équilibres régionaux : Israël cherche à neutraliser toute menace perçue à ses frontières, la Turquie poursuit ses propres ambitions stratégiques, tandis que la Syrie reste un terrain disputé où les intérêts des puissances se croisent et s’opposent. La réaction jordanienne rappelle quant à elle que ces opérations ne se limitent pas au seul affrontement israélo-syrien, mais résonnent bien au-delà, dans un Moyen-Orient où chaque action militaire peut rallumer des tensions latentes.

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