La guerre contre le Hezbollah libanais pompe l’énergie d’Israël. Depuis le début du conflit le 28 février, les champs gaziers israéliens en Méditerranée, Leviathan et Karish, ont été mis hors service, au moins jusqu’au 26 mars. « Nous sommes obligés de nous livrer à un calcul de risques », explique un responsable du ministère de l’Energie. Il faisait allusion aux capacités de nuisance du Hezbollah. Le mouvement chiite libanais, allié de l’Iran, est engagé dans une épreuve de force avec l’Etat hébreu qui a dégénéré en affrontements directs.
La tension est telle que les responsables israéliens redoutent que le Hezbollah, en représailles aux multiples raids israéliens et autres « éliminations ciblées » menés contre lui au Liban, tire des missiles Yakhont d’origine russe ou des C-802 de fabrication chinoise contre ces plateformes gazières. Elles sont, en effet, des cibles de choix dans la mesure où elles constituent « les infrastructures les plus précieuses d’Israël », ajoute le responsable. Elles ont nécessité plus de 1,5 milliard de dollars d’investissements. Israël veut donc à tout prix limiter d’éventuels dégâts.
LES ECHOS.
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