Témoignages inimaginables sur ce qui se passe au sein du cabinet de guerre à Téhéran
Mojtaba Khamenei, l’homme qui était censé guider l’Iran dans sa période la plus critique, gît blessé et isolé dans une aile fortifiée de l’hôpital du Sinaï. Tandis que les ordres du Guide suprême sont diffusés par des commentateurs étrangers, des luttes de pouvoir font rage sur le terrain entre les généraux des Gardiens de la révolution. L’Iran est actuellement dirigé comme un corps sans chef, en proie à un vide du pouvoir.

L’Iran traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire, et cela s’explique non seulement par la guerre extérieure, mais aussi par une paralysie totale au sommet de l’État. Mojtaba Khamenei a été nommé Guide suprême il y a quelques jours seulement, dans le sillage de l’assassinat de son père, mais il est aujourd’hui presque totalement défaillant. Khamenei fils est incapable d’exercer son contrôle sur l’appareil sécuritaire, et les activités opérationnelles du régime sont menées sans véritable direction, a rapporté Fox News ce jeudi.

Le véritable drame se déroule à l’intérieur de l’hôpital universitaire du Sinaï, à Téhéran. Une aile entière du bâtiment a été bouclée, fortifiée et transformée en un véritable quartier général militaire. C’est là, sous haute sécurité, que le nouveau dirigeant est hospitalisé après avoir été grièvement blessé lors du raid aérien du 28 février.
Son absence totale de la vie publique soulève de sérieuses questions. Tous ses messages sont transmis par écrit ou lus à la télévision par des présentateurs, ce qui conforte l’idée que son état de santé ne lui permet ni de prendre la parole en public ni même de présider de simples réunions de cabinet. Les informations faisant état d’une invalidité permanente, incluant l’amputation d’un membre et de graves lésions internes, semblent désormais plus plausibles que jamais.

Parallèlement aux informations faisant état de son hospitalisation à Téhéran, le sort exact de Mojtaba Khamenei reste entouré d’un épais brouillard, les sources du renseignement occidental faisant état d’une incertitude totale quant à son état médical et fonctionnel.
Selon des sources étrangères, le nouveau dirigeant aurait été évacué secrètement par avion hors des frontières iraniennes afin de recevoir des soins médicaux vitaux dans un pays tiers, compte tenu de la gravité de ses blessures et des craintes que les infrastructures médicales locales soient menacées ou incapables de prendre en charge la complexité de son cas. Son absence prolongée de la scène publique, conjuguée aux informations faisant état de cette « opération d’évacuation discrète », conforte l’idée qu’il ne contrôle pas réellement le pays.

L’inaction de Mojtaba a engendré un chaos sans précédent au sommet de l’État. Officiellement, il est le dirigeant suprême, mais sur le terrain, le pays fonctionne sans cap stratégique. Une source du renseignement a décrit la situation à Fox News en des termes poignants : « On assiste à un pays qui fonctionne en pilote automatique. Personne ne peut dire “stop” ou “changer de cap”. Mojtaba n’est plus qu’un symbole vide de sens. »
Les assassinats d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, et de Gholam Reza Soleimani, commandant des Bassidj, ont également privé la chaîne de commandement iranienne de deux figures centrales essentielles. Larijani était considéré comme le lien entre les sphères politiques et sécuritaires, tandis que Soleimani contrôlait les forces internes du régime et la mobilisation. La disparition simultanée de ces deux personnalités, conjuguée à l’incertitude quant au sort de Mojtaba Khamenei, a créé une situation où les centres du pouvoir à Téhéran se sont retrouvés sans direction effective au plus haut niveau.
Dans le vide ainsi créé, diverses factions au sein des Gardiens de la révolution (CGRI) ont commencé à agir de manière indépendante : les généraux sur le terrain autorisent des frappes de missiles massives sans l’aval direct du pouvoir politique. Par ailleurs, le président Pazakhian tente de maintenir un semblant d’ordre, mais se heurte au mépris de l’état-major, qui le considère comme une figure sans autorité. De même, le Conseil de direction – composé d’éléments censés être dissous lors de la nomination du chef – conserve le contrôle des services de renseignement, instaurant une dangereuse double chaîne de commandement.
Cette situation chaotique est profondément préoccupante à Washington et à Jérusalem. Un régime sans dirigeant clairement identifié risque de réagir de manière encore plus violente et imprévisible, comme l’ont montré les récentes attaques contre des installations énergétiques dans le Golfe persique. Le président Trump a bien résumé la gêne ressentie par l’Occident en déclarant : « Nous ignorons même qui est leur dirigeant actuellement. »

Ce rapport corrobore la publication de notre correspondant en Iran, Dror Balazdeh, selon laquelle le président iranien Massoud Pazakhian admet, lors de conversations privées, être totalement exclu des discussions stratégiques et des plans militaires du régime. Face à cette rupture totale avec le Guide suprême, M. Pazakhian a exprimé une profonde frustration et un sentiment d’impuissance, tout en manifestant une colère inhabituelle envers les Gardiens de la révolution, qu’il accuse de négligence sécuritaire – voire d’acte délibéré – ayant conduit à l’assassinat d’Ali Larijani et du commandant des Bassidj.

Plus Mojtaba Khamenei se tient à l’écart de la sphère publique, plus la pression interne s’accroît en Iran. Le régime, à genoux, risque l’effondrement interne ou un coup d’État militaire total par les Gardiens de la révolution. La guerre contre Israël et les États-Unis n’est plus qu’un front parmi d’autres dans la lutte acharnée pour la survie même du pouvoir des ayatollahs, qui se retrouve sans dirigeant capable d’agir à un moment aussi critique.
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