Iran : quand les peuples marchent pour la liberté… et que certains responsables brillent par leur silence

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Iran : quand les peuples marchent pour la liberté… et que certains responsables brillent par leur silence

Il y avait ce jour-là plus de 10 000 personnes rassemblées pour une cause simple, universelle et profondément juste : soutenir le peuple iranien dans son combat contre la dictature des mollahs.

Une foule immense, déterminée, portée par un même souffle de liberté.
Des drapeaux iraniens, israéliens, américains et français flottaient côte à côte, symbole d’une alliance naturelle entre les peuples qui refusent la tyrannie et défendent la démocratie.

Les slogans étaient sans ambiguïté :
« Longue vie au peuple iranien », « Vive le Shah Pahlavi », « Mort aux mollahs ».
Et surtout un message clair adressé au monde libre : reconnaissance envers ceux qui agissent réellement contre le régime islamiste — les États-Unis et Israël — aujourd’hui perçus par de nombreux Iraniens comme les alliés objectifs de leur libération.

Car contrairement aux discours confortables prononcés sur certains plateaux télévisés européens, la réalité est simple : ce sont les Iraniens eux-mêmes qui réclament la fin du régime qui les opprime depuis plus de quarante-cinq ans.

Sur scène, des exilés iraniens ont raconté quatre décennies de souffrance, d’exécutions, de répression et d’humiliations. À leurs côtés, une jeunesse née loin de Téhéran mais tournée vers l’avenir, rêvant du jour où elle pourra danser librement dans les rues de la capitale iranienne — et voyager à Tel-Aviv comme dans n’importe quelle ville libre du monde.

Parmi les intervenants, l’écrivain et militant Marek Halter a rappelé que la liberté ne se négocie jamais avec les tyrannies.
Étaient également présents Meyer Habib, le journaliste Clément Weill-Raynal, ainsi que l’imam Hassen Chalghoumi, figures engagées depuis longtemps contre l’islamisme politique.

Mais cette mobilisation historique a aussi révélé une vérité plus dérangeante.

Les grands absents.

Où étaient ceux qui prétendent incarner la représentation morale et institutionnelle de la communauté ?
Où étaient Élie Korchia, Ariel Goldman, ou encore le Grand Rabbin de France ?

Leur absence n’est pas anodine. Elle interroge. Elle choque même.

Alors que des femmes iraniennes risquent leur vie pour retirer un voile imposé par la peur, alors que des jeunes sont emprisonnés, torturés ou exécutés pour avoir réclamé la liberté, certains responsables choisissent le silence, la prudence ou l’effacement.

L’Histoire nous enseigne pourtant une chose essentielle : face aux régimes totalitaires, la neutralité n’existe pas.
Il y a ceux qui se lèvent… et ceux qui regardent ailleurs.

Soutenir le peuple iranien ne relève pas d’une posture politique. C’est un devoir moral.
Car la chute des mollahs ne serait pas seulement une victoire pour l’Iran : elle serait une victoire pour tous les peuples menacés par l’islamisme radical, pour la stabilité du Moyen-Orient et pour le monde libre dans son ensemble.

Cette marche n’était pas seulement une manifestation.
C’était un avertissement.

Les peuples avancent. Les consciences s’éveillent. Et pendant que certains hésitent encore, d’autres écrivent déjà l’Histoire.

La question désormais est simple :
qui aura été du côté de la liberté lorsque le peuple iranien sera enfin libre ?

Parmi les absences les plus incomprises lors de cette mobilisation figure également celle de Caroline Yadan, députée de la 8ᵉ circonscription des Français de l’étranger et membre du parti Renaissance du président Emmanuel Macron, dont la position est perçue par certains comme ambiguë face à l’intervention israélo-américaine contre le régime des mollahs et cette dictature en place depuis près de quarante-sept ans.

Une absence qui a suscité étonnement et incompréhension chez de nombreux participants.

Car cette manifestation n’était ni partisane ni communautaire. Elle portait un message universel : soutenir un peuple qui lutte pour sa liberté face à une théocratie oppressive. À l’heure où des milliers d’Iraniens, en Iran comme en exil, risquent leur vie pour renverser le régime des mollahs, la présence de responsables politiques engagés sur les questions de liberté et de lutte contre l’antisémitisme aurait eu une portée symbolique forte.

En politique, les absences parlent parfois plus fort que les discours.

Lorsque l’Histoire s’accélère et que des peuples réclament leur liberté dans la rue, le silence — ou l’absence — devient inévitablement un message en soi.

La question reste donc posée : comment expliquer qu’un tel rendez-vous avec l’Histoire ait pu être manqué ?

Alain SAYADA
Directeur de publication – Israël Actualités

© Alain SAYADA – Tous droits réservés

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