L’Union européenne pourrait décider jeudi d’ajouter les Gardiens de la révolution en Iran à la liste des organisations terroristes de l’UE. C’est ce qu’a indiqué la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. « Si vous agissez en terroriste, vous devez aussi être traité comme tel », a-t-elle indiqué devant la presse peu avant le début d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne.
La France a annoncé mercredi qu’elle était désormais prête à prendre sa décision. « L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse », a affirmé sur X le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
« Conséquences destructrices » de cette inscription
Le bras armé idéologique de la République islamique d’Iran est accusé par les organisations de droits humains d’avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts. L’Italie avait annoncé la semaine dernière son intention de proposer jeudi aux autres pays de l’Union européenne d’ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste. Le soutien français pourrait peser lors de la décision.
L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l’UE décidait de cette inscription. Les Gardiens de la révolution en Iran sont déjà l’objet de sanctions européennes. D’autres vont être décidées jeudi, a indiqué Kaja Kallas.
Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d’entrer dans l’UE et le gel des avoirs dans l’Union européenne. Des sanctions vont également être décidées à l’encontre d’une dizaine d’individus et d’entités en Iran, accusés d’aider la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles
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