Les négociations entre les États-Unis et l’Iran entrent désormais dans leur phase la plus dure. Après plusieurs déclarations se voulant rassurantes du côté de Téhéran — destinées sans doute davantage à calmer le peuple iranien qu’à convaincre Washington — le régime des mollahs a brusquement changé de ton.
Téhéran affirme désormais qu’il ne reculera pas sur deux points jugés non négociables par Washington :
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la poursuite de l’enrichissement de l’uranium,
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le développement du programme de missiles balistiques.
Deux lignes rouges posées clairement par le président américain, qui exige l’arrêt de ces programmes comme condition sine qua non à tout accord.
Dans ce climat explosif, le Premier ministre israélien sera reçu mercredi prochain à Washington par le président américain, dans une rencontre qui rappelle celle ayant précédé la guerre dite « des douze jours ». Un rendez-vous stratégique, alors que les minutes semblent désormais comptées.
Une confrontation serait-elle devenue inévitable ?
Du côté américain, la patience semble avoir atteint ses limites. Les responsables iraniens continuent de jouer la montre, comme ils l’ont fait à de multiples reprises par le passé. Mais cette stratégie ne semble plus émouvoir Washington.
Selon plusieurs sources concordantes, l’armada militaire américaine est désormais en place. L’objectif ne serait plus seulement dissuasif : une intervention visant à déstabiliser le régime des mollahs est ouvertement évoquée dans certains cercles stratégiques.
Sur le terrain, les services israéliens seraient déjà à l’œuvre. Des discussions discrètes seraient en cours avec certains membres des Gardiens de la Révolution ou officiers iraniens prêts à faire défection, dans l’hypothèse d’un basculement du régime.
Pendant ce temps, le guide suprême Ali Khamenei et son état-major auraient renforcé leurs dispositifs de sécurité, se retranchant dans des bunkers hautement sécurisés, signe d’une inquiétude grandissante au sommet du pouvoir.
Le régime iranien au bord de l’effondrement ?
Pour de nombreux observateurs, les jours de la République islamique pourraient être comptés. L’hypothèse d’une chute du régime n’est plus taboue dans les capitales occidentales comme au Moyen-Orient.
La disparition du pouvoir des mollahs ouvrirait la voie à une recomposition totale de l’Iran, et peut-être à la naissance d’un nouvel équilibre régional. Mais ce scénario reste suspendu à une réalité tragique : le coût humain déjà payé.
Selon certaines informations internes, le conflit et la répression auraient déjà causé plus de 80 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et un nombre incalculable de disparus. Une hécatombe largement passée sous silence sur la scène internationale.
Une région sous tension maximale
Les pays de la région sont désormais en état d’alerte. Les alliés des États-Unis — au premier rang desquels Israël — mais aussi les États abritant des bases américaines pourraient devenir des cibles directes du régime iranien :
Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis ou encore Oman se préparent à toute éventualité.
Le Moyen-Orient se trouve aujourd’hui au bord d’un basculement historique.
Un nouvel ordre régional pourrait émerger de cette confrontation.
Reste à savoir à quel prix.
Car si la chute du régime iranien représente pour beaucoup l’espoir de la libération d’un peuple et la fin d’une tyrannie, elle pourrait aussi s’inscrire dans l’une des périodes les plus tragiques que la région ait connues.
L’histoire est en marche.
Et cette fois, elle semble s’accélérer.au détriment des Mollah
Alain SAYADA
Rédacteur en Chef d’Israel Actualités
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