Depuis mercredi, les Etats-Unis ont renforcé de manière significative leur présence militaire au Moyen-Orient, avec des navires de guerre et des avions de combat déployés en nombre. Selon CNN et CBS, l’armée américaine est prête à frapper l’Iran « dès ce week-end » si Donald Trump en donne l’ordre, dans un contexte de tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien et de négociations incertaines.
Le dispositif naval comprend actuellement treize navires de guerre, dont le porte-avions Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, accompagné de destroyers et de frégates légères. Le porte-avions Gerald Ford, le plus grand au monde, se dirige également vers le Golfe persique avec trois destroyers, après un ordre de déploiement mi-février. La présence simultanée de deux porte-avions dans la région reste rare et reflète l’ampleur de la préparation militaire américaine.
Des conséquences « traumatisantes »
Washington a également mobilisé une importante flotte aérienne, avec des avions furtifs F-22 Raptor, des F-15 et F-16, ainsi que des avions ravitailleurs KC-135, des avions radar E3 Sentry et des avions-cargos, selon le site de données aériennes Flightradar24. Pour Susan Ziadeh, analyste au Centre d’études stratégiques et internationales, « la présence d’une telle puissance de feu dans la région crée une dynamique en soi. C’est parfois un peu difficile de la freiner et de dire : « C’est tout, on ne fait rien » ».
Depuis plusieurs jours, Donald Trump a multiplié les avertissements à l’égard de Téhéran, évoquant une « armada » déployée dans le Golfe et des conséquences « traumatisantes » en cas d’échec des discussions sur le nucléaire iranien. Ce renforcement intervient après des frappes américaines menées en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens et dans un contexte de tensions accrues, même si le président américain n’exclut pas une issue diplomatique.
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