Les initiatives de cessez-le-feu s’effondrent alors qu’Israël et les États-Unis se préparent à la prochaine étape.
Les efforts de médiation acharnés de l’Égypte et d’Oman pour obtenir un cessez-le-feu de courte durée ont échoué, Téhéran n’ayant donné aucune réponse. À Washington, les autorités exigent la réouverture immédiate et sans condition du détroit d’Ormuz. Le président Donald Trump a approuvé les plans opérationnels, et les responsables à Jérusalem et à Washington se préparent à la prochaine étape de la campagne.
par Danny Zaken
Deux initiatives de cessez-le-feu de dernière minute, l’une proposée par l’Égypte et l’autre par Oman, ont échoué.
Les deux propositions, à quelques différences près, prévoyaient un cessez-le-feu de 48 heures durant lequel l’Iran autoriserait le passage d’un plus grand nombre de pétroliers et de navires dans le détroit d’Ormuz.
Pendant cette période, l’Iran et les États-Unis devaient échanger des documents de position préliminaires en vue de négociations.
Selon deux sources diplomatiques régionales, l’Iran n’a pas répondu aux propositions, tandis que les États-Unis ont clairement indiqué que leur exigence de réouverture du détroit d’Ormuz était inconditionnelle de la part de Téhéran.
L’Égypte a adressé un message à Washington indiquant qu’elle attendait toujours une réponse et estimait que ce retard était dû à la difficulté pour les dirigeants iraniens, dispersés dans différents bunkers, de définir une position unifiée.
La veille encore, les Américains avaient bombardé un bunker de commandement souterrain où, selon les estimations, se trouvaient plusieurs responsables du Corps des gardiens de la révolution islamique.
Dans ce contexte, les forces américaines devraient intensifier le rythme des frappes et en modifier la nature.
Le président Donald Trump a approuvé ces plans d’attaque dès le week-end dernier ; ils devraient viser des cibles économiques stratégiques, principalement des installations liées à l’industrie pétrolière iranienne, notamment des usines pétrochimiques et pétrolières.
Ces industries, contrôlées par les Gardiens de la révolution, constituent une source de revenus majeure pour l’Iran.
Par ailleurs, la banque ciblée comprend également des infrastructures secondaires telles que des centrales électriques, des ponts et des lignes ferroviaires, notamment autour de la capitale, Téhéran.
Selon des sources diplomatiques, l’objectif de cette action conjointe américano-israélienne est de paralyser l’économie iranienne à une échelle telle que le régime soit contraint d’assouplir sa position et d’accepter au moins certaines des exigences.
Une source diplomatique a déclaré à Israel Hayom que le régime tente de dissimuler l’ampleur des dégâts et nie même certaines pertes, mais qu’il ne pourra pas le faire longtemps.
Dans le même temps, les frappes se poursuivent contre les lanceurs de missiles qui menacent toujours Israël et les États du Golfe. Israël et les États-Unis ont actualisé leur évaluation et estiment désormais que l’Iran est toujours en mesure de lancer des missiles, même à un rythme réduit, pendant environ un mois encore.
Malgré cela, les responsables à Washington et à Jérusalem espèrent que ces frappes massives mettront fin aux combats plus rapidement.
Parallèlement, les contacts entre Israël et les États du Golfe se poursuivent. Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn et le Koweït présentent une position commune : les attaques contre l’Iran ne doivent pas cesser tant que la menace militaire que représente ce pays pour la région et le détroit d’Ormuz n’est pas écartée.
L’évaluation actuelle est que si les dirigeants iraniens persistent dans leur position inflexible, leur prochain objectif sera l’arrêt total des exportations de pétrole, principal pilier de l’économie iranienne, déjà fragilisée depuis le début du conflit.
Parmi les options envisagées figurent la prise de contrôle de l’île de Kharg, d’où partent la plupart des pétroliers ; le bombardement des installations et du port ; ou le blocage de la voie maritime empruntée par les pétroliers iraniens via la marine américaine.
Une telle action devrait entraîner un effondrement économique qu’aucune idéologie fanatique ne saurait, selon les estimations, empêcher.
JForum.fr avec ILH
La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.
La source de cet article se trouve sur ce site

