« L’armée israélienne a éliminé Ali Larijani dans une frappe ». Cette information est a prendre avec précaution.
« L’armée israélienne a éliminé Ali Larijani, l’un des plus hauts dirigeants iraniens, dans une frappe sur l’Iran au cours de la nuit », rapportent mardi les médias israéliens.
«Ali Larijani a été la cible d’une tentative d’élimination», avait affirmé Kan, la radio TV publique israélienne. «Les résultats de la frappe sont encore en cours d’examen», a annoncé pour sa part la chaîne N12.
«Nous ciblons des éléments des Gardiens de la Révolution et de l’appareil répressif du régime», a déclaré l’armée, citant dans un communiqué son chef d’état-major. «Des résultats préventifs significatifs ont été enregistrés cette nuit, susceptibles d’influencer l’issue des opérations et les objectifs de l’armée israélienne», a indiqué le lieutenant-général Eyal Zamir.
Ali Ardashir Larijani, né le 3 juin 1957 à Najaf, est un homme politique iranien. Il est président de l’Assemblée consultative islamique d’Iran de 2008 à 2020. Il est secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale une première fois du 14 août 2005 au 21 octobre 2007, puis à nouveau depuis le 5 août 2025.
Interrogé par les médias ce vendredi 13 mars, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran, se targue d’un commentaire sur le président américain. « Le problème avec Donald Trump, c’est qu’il n’est pas assez intelligent pour comprendre que les Iraniens sont une nation mature, forte et déterminée ».
« Plus il exerce de pression, plus la volonté de notre nation se renforcera. Ses attaques sont motivées par la peur et le désespoir », affirme-t-il. Figure discrète mais centrale du pouvoir iranien, Ali Larijani incarne depuis plus de vingt ans l’un des visages les plus influents de la République islamique.
Une éducation loin d’être traditionnelle
Né en 1958 à Najaf, en Irak, dans une famille de religieux chiites iraniens, il grandit au cœur de l’appareil idéologique du régime. Son père est un ayatollah respecté et plusieurs de ses frères occuperont eux aussi des fonctions clés au sommet de l’État. Contrairement à de nombreux dirigeants iraniens, Ali Larijani n’est pas un religieux mais un intellectuel formé à la philosophie occidentale.
Diplômé de l’université de Téhéran, il a notamment consacré des travaux au philosophe allemand Emmanuel Kant. Après la révolution de 1979, il rejoint les Gardiens de la révolution avant d’opérer un tournant politique. Stratège plus que militaire, il gravit progressivement les échelons: ministre de la Culture au début des années 1990, directeur de la télévision d’État pendant une décennie, puis conseiller du guide suprême.
Après la révolution de 1979, il rejoint les Gardiens de la révolution avant d’opérer un tournant politique. Stratège plus que militaire, il gravit progressivement les échelons: ministre de la Culture au début des années 1990, directeur de la télévision d’État pendant une décennie, puis conseiller du guide suprême.
En 2005, il devient secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et négociateur en chef sur le dossier nucléaire iranien. On lui doit d’ailleurs les accords sur le nucléaire iranien signé en 2015, caduques aujourd’hui. Considéré comme un conservateur pragmatique, il défend la fermeté du régime des mollahs tout en privilégiant la voie diplomatique avec les puissances occidentales.
Un des responsables de la répression sanglante des manifestations.
Candidat malheureux à la présidentielle et plusieurs fois écarté des scrutins par les autorités, Ali Larijani est un homme politique important à un poste clef, proche du guide suprême. Grâce à sa capacité à naviguer entre les différentes factions du régime, il s’est imposé au fil des années comme un intermédiaire entre conservateurs et pragmatiques.
Lors des négociations pour un accord sur le nucléaire iranien, Ali Larijani avait adopté un ton pragmatique, affirmant en février à la télévision d’État omanaise que « cette question » pouvait être « résolue ». Une déclaration qui faisait référence aux discussions entretenues avec les États-Unis. « Si la préoccupation des Américains est que l’Iran ne se dirige pas vers l’acquisition d’une arme nucléaire, cela peut être traité », avait-il ajouté.
Ali Larijani a été l’un des responsables de la répression sanglante des manifestations ayant agité l’Iran en janvier et a d’ailleurs été sanctionné par les États-Unis pour cela. « Larijani a été l’un des premiers dirigeants iraniens à appeler à la violence en réponse aux revendications légitimes du peuple iranien », a déclaré le département du Trésor américain le 15 janvier, cité par l’agence de presse Reuters. Entre 30.000 et 36.000 personnes ont été tuées par la répression, selon les chiffres d’ONG.
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