Incident violent à Bnei Brak

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Incident violent à Bnei Brak

Un incident violent survenu dimanche à Bnei Brak a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Deux soldates de Tsahal, venues participer à une activité caritative dans le cadre de leur service, ont été encerclées par un groupe d’ultra-orthodoxes. Alertée, la police israélienne est intervenue pour les extraire de la foule et les escorter vers un lieu sûr.

Selon les autorités, la situation a rapidement dégénéré. À l’arrivée des forces de l’ordre, des individus ont lancé des objets, notamment des poubelles, en direction des véhicules de police. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une voiture renversée durant la poursuite. Un hélicoptère a même été mobilisé pour surveiller la zone. Plus d’une vingtaine d’émeutiers ont été arrêtés.

La réaction politique a été immédiate. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé un incident « grave et inacceptable », insistant sur le fait qu’il s’agissait d’une minorité extrémiste ne représentant pas l’ensemble de la société haredi. Il a appelé les responsables communautaires à condamner sans ambiguïté ces actes et a promis une réponse ferme contre toute tentative d’anarchie.

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a évoqué une attaque contre les symboles mêmes de l’État et averti que toute violence envers soldats ou policiers serait sévèrement sanctionnée. De son côté, le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, a parlé d’un « franchissement grave d’une ligne rouge », exigeant que les agresseurs soient punis avec toute la rigueur de la loi.

Plusieurs figures politiques, dont Naftali Bennett et l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, ont également condamné les violences. Eisenkot a rappelé que, lors de la pandémie de COVID-19, les soldats avaient apporté une aide importante à Bnei Brak, soulignant la nécessité d’une solidarité nationale.

Fait notable, les responsables religieux et politiques haredim ont eux aussi pris leurs distances avec les émeutiers. Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, a qualifié les violences d’actes contraires à la Torah et nuisibles à l’image de la communauté. Yitzhak Goldknopf, dirigeant du United Torah Judaism, s’est dit choqué par les scènes observées. L’ancien grand rabbin d’Israël, Yitzhak Yosef, a condamné avec vigueur « une profanation du nom de Dieu », appelant à rejeter ces comportements.

Ces événements interviennent dans un climat de tensions croissantes autour d’un projet de loi visant à élargir l’enrôlement des hommes haredim dans l’armée. Depuis plusieurs semaines, des manifestations dénoncent ce texte sensible, qui touche au cœur d’un débat ancien sur l’équilibre entre service militaire et études religieuses.

L’épisode de Bnei Brak révèle ainsi une fracture persistante dans la société israélienne : celle du partage des responsabilités nationales. Si la grande majorité des responsables haredim ont condamné les violences, l’incident illustre la sensibilité du débat sur la conscription et la nécessité, pour les autorités, de maintenir l’ordre tout en préservant la cohésion sociale.

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