In extremis : comment une attaque américaine sans précédent contre l’Iran a été évitée

Tandis que Trump menaçait publiquement de « détruire une civilisation », le guide suprême iranien transmettait secrètement des notes manuscrites ordonnant d’avancer vers un accord. Récit d’une journée « chaotique » qui a mené au cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran.

Kol réga’ – Eli Yacobi 

Le tournant secret de Mojtaba Khamenei

Lundi, alors que l’ultimatum du président Trump approchait de son terme, des responsables américains et israéliens ont été informés d’un développement majeur : pour la première fois depuis le début de la guerre, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a ordonné à ses représentants de progresser vers un accord. Cette information a été confirmée à Barak Ravid (News 12) par des sources israéliennes et régionales.

Pendant que Trump menaçait publiquement l’Iran de destruction totale, les forces américaines au Moyen-Orient et le Pentagone se préparaient à une campagne de bombardements massifs sur les infrastructures iraniennes. « Nous n’avions aucune idée de l’issue. C’était de la folie », a confié un haut responsable de la défense américaine.

Coulisses d’une journée chaotique

Lundi matin, alors que Trump participait à un événement de Pâques à la Maison Blanche, son émissaire Steve Witkoff gérait des appels tendus. Il qualifiait alors la contre-proposition iranienne en 10 points reçue durant la nuit de « désastre et catastrophe ».

S’en est suivie une journée de révisions frénétiques :

  • Les médiateurs pakistanais faisaient la navette entre Witkoff et le ministre iranien Araghchi.

  • Les ministres des Affaires étrangères égyptien et turc tentaient de réduire les écarts.

  • Lundi soir, une proposition de trêve de deux semaines recevait l’aval américain et était transmise à Khamenei.

En raison des menaces d’élimination par Israël, le guide suprême communiquait de manière ultra-secrète via des notes manuscrites transmises par coursiers. Son accord pour avancer a été décrit par les diplomates comme une véritable « percée ».

La menace de Trump : « Une civilisation entière mourra ce soir »

Mardi matin, malgré les progrès réels du dialogue, Trump publiait sa menace la plus virulente sur les réseaux sociaux. Si certains médias rapportaient une rupture des contacts, les sources proches des discussions affirment que c’est précisément à ce moment que l’accord se cristallisait.

Le vice-président JD Vance gérait les appels depuis la Hongrie, tandis que Benyamin Netanyahou restait en contact constant avec la Maison Blanche, malgré une inquiétude croissante en Israël de perdre le contrôle sur le processus.

La conclusion de l’accord

Vers 19h00 (heure israélienne) mardi, un terrain d’entente a été trouvé. Quelques minutes avant l’annonce officielle, Trump a appelé Netanyahou pour obtenir l’engagement qu’Israël respecterait la trêve. Il a ensuite finalisé l’accord avec le chef d’état-major pakistanais, Asim Munir, le médiateur clé.

Les forces américaines ont reçu l’ordre de cesser toute activité offensive 15 minutes après la déclaration de Trump. Araghchi a ensuite confirmé que l’Iran respecterait le cessez-le-feu et coordonnerait l’ouverture du détroit d’Ormuz.

Un avenir incertain

Bien que le feu soit éteint pour l’instant, les défis restent immenses :

  • Israël a reçu des garanties que les États-Unis exigeront lors des négociations : l’abandon de l’uranium enrichi, l’arrêt de l’enrichissement et le renoncement aux missiles balistiques.

  • JD Vance mènera la délégation américaine au Pakistan ce vendredi. Ce sera la mission la plus périlleuse de sa carrière.

Malgré ce répit, les écarts restent abyssaux, et la possibilité d’une reprise des hostilités dans deux semaines est réelle si les discussions d’Islamabad échouent.

La source de cet article se trouve sur ce site

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

PARTAGER:

spot_imgspot_img
spot_imgspot_img