Il faut sauver le lac de Tibériade

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Le niveau n’a augmenté que d’environ 30 cm depuis le début de l’hiver,

Israël injecte massivement de l’eau dessalée dans le lac de Tibériade

Face à une hausse hivernale nettement insuffisante du niveau du lac de Tibériade, les autorités israéliennes passent à l’action. L’Autorité de l’eau et la compagnie nationale Mekorot s’apprêtent à injecter, pour la première fois à grande échelle, de l’eau dessalée dans le lac de Tibériade, également connu sous le nom de mer de Galilée.

Depuis plusieurs années, Israël a profondément transformé sa politique hydrique. Longtemps dépendant des pluies et des ressources naturelles du lac, le pays s’appuie désormais sur un réseau d’usines de dessalement parmi les plus performantes au monde. Cette stratégie permet non seulement d’alimenter les foyers et l’agriculture, mais aussi de soulager les nappes phréatiques et les réserves naturelles.

Une montée des eaux insuffisante
Cet hiver, les précipitations ont été inférieures aux moyennes saisonnières dans plusieurs régions du pays. Résultat : depuis le début de la saison des pluies, le niveau du lac n’a progressé que d’environ 30 centimètres, alors qu’une année normale permet une hausse proche de 1,60 mètre. Plus préoccupant encore, le lac continuerait de perdre environ un centimètre par jour ces dernières semaines.

Or le lac de Tibériade joue un rôle stratégique. Il constitue un réservoir d’eau douce essentiel, mais aussi un symbole national et un régulateur écologique pour la vallée du Jourdain. Son niveau est surveillé à l’aide de deux seuils critiques, surnommés « ligne rouge inférieure » et « ligne noire », au-delà desquels les risques environnementaux deviennent significatifs.

Une injection à grande échelle
Au cours des six derniers mois, de l’eau dessalée a déjà été transférée vers le lac, mais à un débit modeste d’environ 1 000 mètres cubes par heure, sans effet notable sur son niveau. La nouveauté réside dans le volume désormais envisagé : entre 4 000 et 6 000 m³ par heure.

Cette augmentation devient possible grâce au fonctionnement à pleine capacité de deux grandes usines côtières : l’installation d’Ashdod et le site Sorek 2. Cette dernière, considérée comme l’une des plus vastes unités de dessalement au monde, peut produire des centaines de millions de mètres cubes d’eau potable par an grâce à la technologie d’osmose inverse.

L’infrastructure permettant de transporter l’eau de la côte méditerranéenne jusqu’au lac a été préparée ces dernières années. Le réseau national, historiquement conçu pour acheminer l’eau du nord vers le sud, fonctionne désormais aussi en sens inverse. Cette flexibilité illustre l’évolution du modèle israélien : le lac n’est plus seulement une source d’approvisionnement, mais également un réservoir à stabiliser.

Un tournant stratégique
L’injection massive d’eau dessalée dans le lac marque un changement de paradigme. Israël, autrefois vulnérable aux cycles de sécheresse, dispose aujourd’hui d’une capacité industrielle lui permettant d’influencer directement le niveau de ses réserves naturelles.

Cette décision intervient dans un contexte régional où la gestion de l’eau reste un enjeu central, tant sur le plan environnemental que géopolitique. En consolidant ses réserves stratégiques, le pays cherche à sécuriser son autonomie hydrique sur le long terme.

L’opération devrait débuter au début du mois prochain, possiblement dès la semaine à venir. Si les volumes annoncés sont effectivement injectés, l’impact sur le niveau du lac pourrait être mesurable dans les semaines suivantes.

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