L’affaire des contrebandes vers Gaza débouche sur un acte d’accusation. Zini est accusé de trois opérations de contrebande de cigarettes pour lesquelles il a reçu de l’argent liquide. D’autres accusés l’ont incriminé en affirmant qu’il était au courant. Zini se défend : « Je pensais qu’il s’agissait d’un don pour l’unité. »
Kol réga’ – Itzhak Weiss
Accusations de trahison en temps de guerre
Le parquet a déposé l’acte d’accusation contre Betzalel Zini (frère du chef du Shin Bet) et deux autres complices dans l’affaire de la contrebande de marchandises vers la bande de Gaza. Ils rejoignent 12 autres suspects inculpés hier. Zini et ses deux co-accusés sont poursuivis pour aide à l’ennemi en temps de guerre, un crime passible de la peine de mort ou de la prison à perpétuité.
Le mode opératoire
Betzalel Zini, 50 ans, habitant d’Ofra, est accusé d’avoir profité de son statut de réserviste responsable de l’enveloppe logistique de la « Force Oria ». Disposant de permis d’entrée pour les convois dans la bande de Gaza, il aurait, avec ses complices, trompé les soldats aux points de passage en faisant passer des marchandises privées pour des besoins militaires sécuritaires.
Les chiffres clés de l’accusation :
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Betzalel Zini : Accusé de 3 cycles de contrebande (14 cartons de cigarettes) via le passage de Sufa. Gain personnel : 365 000 ILS.
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Amir Dov Halperin : Accusé de 5 cycles de contrebande. Gain : 4,3 millions ILS (partagés avec d’autres).
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Aviel Ben David : Accusé de 5 cycles de contrebande. Gain : 815 000 ILS.
Le financement du Hamas
Selon l’acte d’accusation, les suspects savaient que ces marchandises, principalement du tabac et des cigarettes, finiraient entre les mains du Hamas. Le parquet souligne que le Hamas utilise la contrebande de cigarettes pour générer des bénéfices massifs (estimés à des centaines de millions de shekels depuis le début de la guerre) afin de payer ses membres et maintenir son contrôle civil sur le terrain.
« Les accusés ont agi par cupidité, sachant qu’ils contournaient les restrictions imposées par l’État d’Israël dans le cadre de l’effort de guerre, et malgré le dommage sécuritaire évident. »
Défense et chefs d’inculpation
Lors de son interrogatoire, Zini a reconnu avoir reçu l’argent mais nie qu’il s’agissait d’un paiement pour de la contrebande. Il maintient avoir cru que ces sommes étaient des dons destinés à son unité militaire.
Les chefs d’accusation retenus sont :
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Aide à l’ennemi en temps de guerre.
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Blanchiment d’argent à des fins terroristes.
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Escroquerie en circonstances aggravantes.
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Corruption (prise et/ou versement de pots-de-vin).
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Infractions fiscales et violation de la loi sur la lutte contre le terrorisme.
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